dimanche, janvier 05, 2014

mots jetés


ordinaire
corps ordinaires
vie ordinaire
le désespoir

ordre
pour vie en commun
sans heurt
et sans rencontre

le repos
la sécurité
le vide mort

surveiller
se surveiller
tuer soi
craindre d'être différent

refuser la différence
qui est liberté
possible communauté
pour que les solitudes
aient de quoi s'accrocher

bousculades
corps qui s'évitent
se heurtent
et courant discrètement
gestes d'assistance

regards
rencontres gratuites
et légères

la ville
le bruit
lire dedans
pouvoir s'abstraire
plonger en soi
sans peur

mots jetés en regardant premières images d'un documentaire sur les métros

8 commentaires:

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

C'est le portrait d'un aujourd'hui qui déborde largement du métro...

Dominique Hasselmann a dit…

Métro poli ou impoli, serpentin souterrain de la ville : Avignon n'en a pas besoin !

arlettart a dit…

Fourmillement de mots comme de destins qui s'entre-croisent...indifférents

brigitte celerier a dit…

mais avec mon métier je l'ai beaucoup beaucoup fréquenté

DUSZKA a dit…

Métro ? Quesaco ? Dans mon petit hameau ces odeurs et ces bruits que j'ai tant vécus se sont dilués dans la sereine quiétude de la campagne berrichonne. Y a-t-il une partie du reportage consacrée à Mme NKM qui y trouve des moments de grâce avant d'aller tirer a clope avec les SDF ?

Gérard a dit…

..il faut jeter tes mots à la campagne..ils pousseront.

joye a dit…

J'aime beaucoup, brige.

brigitte celerier a dit…

merci