lundi, janvier 13, 2014

Un dimanche entre sommeil, légendes ou histoire, et musique


poids qui s'installe, piano, piano – esprit qui ne veut pas s'y engloutir,

ménage et longue ballade dans un mélange de faits et de légendes concernant notre montagne sainte du midi, les comparer, s'amuser de certaines, admirer des ferveurs sans trop s'interroger, en spectateur, en extraire un peu pour les cosaques http://lescosaquesdesfrontieres.com/ , y ajouter un peu trop de mien... cuisine, une petite heure sieste, et faire chignon, prendre chandail un peu fin, nouveau pantalon de velours pour s'en aller vers l'opéra entendre le second des concerts programmant Beethoven et ses concertos pour piano, dirigés et joués par François-Frédéric Guy, avec cette fois



le premier, de 1795, de facture très classique : l'entrée orchestrale, la beauté un peu trop languide du second mouvement pendant lequel je dodelinais un rien, la vitalité du rondo final – temps qu'il m'a fallu pour sortir d'un début d'engourdissement confortable.
Un entracte pour se raffermir dans la place débordant de lumières.. 


et le torrentiel et superbe cinquième concerto, de 1808-1809, du temps des guerres napoléoniennes, celui qu'on appelle Empereur, contre la volonté du compositeur – le seul qu'il n'ai pas créé lui-même, ne le pouvant plus, en 1811 lors de la première audition. Sa célébrité justifiée... et une fin en éblouissement pour moi, qui ne résultait qu'indirectement de la musique.
Un bonhomme gigantesque et costaud, s'est levé pour applaudir avec tel enthousiasme qu'il a chu sans guère se retenir sur ma nuque penchée en avant et un bon bout de mon crâne, assez pour arracher barrette et six grosses épingles en fausse écaille, faire déraper un peigne en griffant ma tempe, et puis s'en est retourné sagement écouter le bis (un peu du rondo final m'a-t-il semblé) pendant que, yeux fermés de petit vertige, je massai ma nuque, mes tempes et replantai au jugé les épingles que mon gentil voisin récupérait, avec une discrétion louable, sur le sol. Suis sortie en trébuchant dès les dernières notes (je crois que j'ai du lui marcher un peu sur les pieds parce qu'il était à nouveau debout contre la porte)... ai tenté de récupérer sur le palier pendant le début des applaudissements, et suis sortie la première, avec une bouille assez chamboulée pour inquiéter les ouvreurs. 

Retour avec un mal de tête qui allait s'estompant, mis un foulard serré autour du cou, pensé que j'allais être définitivement fadate, me suis occupée de Paumée comme pouvais, et renonçant à toute lecture et réflexion, j'ai regardé avec une distraction qui s'est muée en intérêt un petit film policier sur Arte.
Un concerto guerrier.
Et cette fois j'ai trouvé des vidéos de son inteprétation, sous la direction de Pilippe Jordan

10 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Un auditeur a essayé d'imiter le géant de la musique ?
J'espère que vous êtes remise de ce concert !

tanette2 a dit…

Enthousiasme débordant...jusqu'à l'incivilité....
J'aime ta première photo.

Chri a dit…

En vous espérant sans séquelle...

brigitte celerier a dit…

petite migraine, nuque tenue très droite et légère éraflure... au surplus ça va

arlettart a dit…

S'en est -il aperçu ce grossier personnage?
Entendu cet été Frédéric Guy à la Côte St André une partie de l'intégrale des sonates de Beethoven
Un régal sans "accident"

brigitte celerier a dit…

il a grommelé un pardon en se redressant (s'appuyant sur mon épaule et faisant mine de ramasser une épingle) et s'est jugé quitte

Christine Zottele a dit…

voilà donc l'explication! hier sur Twitter, me demandai qui était cet homme fort qui risquait de vous rendre fadate... je ne pensais pas du tout à un goujat de ce type! quelle horreur! espère sincèrement que votre tête aille mieux!

brigitte celerier a dit…

il ne l'a pas fait exprès ! le pauvre... mais il a fait preuve en effet d'une certaine désinvolture

jeandler a dit…

Mettre un casque (pas audio) pour les concerts beethovéniens. Un mal appris ce géant-enthousiaste.

Gérard a dit…

vaut mieux aller écouter Dieudonné c'est plus tranquille que Beethoven