mercredi, février 26, 2014

ciel gris autour de l'antre, revenir à lundi



Se lever, lire un peu, café toast et confiture de clémentine, changer drap, laver, faire petit tas repassage, préparer deux sacs pour teinturier-blanchisseur, se laver les cheveux, rêver un peu au vase pour le premier vendredi de mars, penser qu'il faudrait s'y mettre, tourner autour idée, ne pas avoir élan.
Tomber dans un texte philosophique, être attirée, sentir que le sens se dérobe, ne vient que dénaturé, endommagé, réduit. Trop de tourbillons d'idées brimborions qui se déplacent lentement, inexorablement, dans le crâne.
Puisque tout le monde est à Grignan ou presque, vouloir y être, sortir par la petite porte verte du jardin de l'amandier mort, lever les yeux un peu vers l'autre côté de la rue, voir la maison qui surplombe la voisine, penser à Jaccottet et à ce fragment trouvé ce matin sur http://poezibao.typepad.com/poezibao/2014/02/notes-sur-la-création-philippe-jaccottet-25.html
Écouté hier les Motets de Bach, admirables, puis le Quintette pour piano et vents de Mozart, non moins admirable, autrement. Toutes ces «preuves» auxquelles je pense à cause d’un nouvel entretien à préparer à propos de mon dernier livre ; ces choses qui sont aussi du réel et qui interdisent le désespoir; qu’il faut absolument redire, donc, comme il faut dire ce que l’on a pu toucher et voir dans la montagne : l’aile de l’eau. Choses pour redresser l’échine.
Penser que cela s'adapte assez bien – vaquer sereinement dans la pensée de musiques, de visages, de voix, de liens, de bienveillance et de beautés, s'activer un poco dans la cuisine, trier restes, compléter.


Esquisser le vase... mais ouvrir le fichier des images prises hier pour supprimer ou mettre en réserves les photos inutilisées, et puis, comme suis bétassou, être trop indulgente, et donc reprendre la plupart, ici, toutes crues, et tant pis pour l'ennui..


quelques-uns des nombreux escaliers,


quelques voûtes ou retombées,


des salles gardant un peu de la trace des ans, des jeux de lumière et d'ombre...


et de gros points pour clore, avec le fol espoir que cela me soit pardonné.

Et, pendant que le ciel gris du jour se muait en nuit, j'ai repris À la lumière d'hiver de Philippe Jaccottet, ai cheminé avec lui, ai prélevé quelques vers, en vieille lisant la vieillesse, pour http://brigetoun.wordpress.com

5 commentaires:

Danielle Carlès a dit…

Juste avant de lire le mot "ennui", je me disais en moi-même "mais comme c'est beau !"

brigitte celerier a dit…

MERCI

Dominique Hasselmann a dit…

Vous êtes entrée dans le saint des saint (alors que le pape François n'y a jamais mis les pieds, à ma connaissance !)...

Belle excursion (ou incursion).

François Bonneau a dit…

Merci pour la visite !

brigitte celerier a dit…

une incursion ou une visite un rien pagailleuse