mardi, avril 01, 2014

je devrais..


M'en vais par tous les bouts
Pensais que le but d'une vie étais de se construire comme humain... et suis paresseuse, évaporée, rêveuse disait une gentille institutrice qui pratiquait la tendre et souriante indulgence
Un sentiment qui rode, qui dit il est un peu tard, qui dit tu ne saurais, qui dit laisse couler, qui dit essayer
choisir matériaux, avec soin, les préparer, tailler, parer, travailler à les joindre, adapter mais pour cela il faut avoir idée directrice, projet, règle... ne sais si le saurais, ne sais si le souhaite 

et auparavant se préparer, se débarrasser des parties endommagées, ou sortant de la ligne, ou proliférant, ou dissemblables, ou jugées inutiles... ne sais si le saurais, ne sais si m'y résoudrais, ne sais si le souhaite

restent les couleurs, le modelage, la souplesse et la mise en forme, mais le cadre obligé...
par ma foi, suis aussi incapable de tout cela que de poursuivre ces images stupides, rudement sollicitées, nées d'une idée fugitive, pour meubler Paumée.
Juste aimer les matières, juste laisser faire la vie, juste tenter d'éviter trop de laideurs, de défauts saillants, de raideurs.

sans rapport :
Je trouve que tout de même le président aurait pu nous laisser souffler un jour ou deux avant d'accélérer dans la descente.

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Construire un minimum, agencer des petites briques, inventer...

[FH, dans sa précipitation "volontariste", a été ridicule hier soir à 20 heures, sur le fond et sur la forme : même pas capable d'écouter son enregistrement, fait à 18 h30, et d'en déceler la qualité sonore épouvantable - personne pour le conseiller ?]

jeandler a dit…

Un bel humour qui lui monte.

brigitte celerier a dit…

ah en plus ? moi je me suis gardée de l'écouter - le fait se suffisait à lui-même, vais pas m'imposer d'écouter l'homme - entendais le message de défi

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

C'est sûrement un poisson d'avril.

Danielle Carlès a dit…

N'aime guère le conditionnel, mais beaucoup le présent du rêve évaporé et la paresse indulgente. Ne pesons pas, ne posons pas (ne pensons pas ?).

brigitte celerier a dit…

zut voilà que je n'aime pas le poisson !
un muge alors

chri a dit…

Quand est-ce qu'on remonte?