vendredi, mai 23, 2014

Promener mon néant


sur ma cour, ce matin, un ciel tout de délicatesse
(le blanc est venu, s'est promené, a empilé les couches, a sombré en pluie)
dans l'antre, ce jour, une Brigetoun en fuite des mots, cherchant renseignements sur traité de libre-échange,
cherchant surtout l'étincelle éclairant mon brouillard, ma quête d'idées pour la confection du vase de juin...
Nous avons trouvé chacun une belle, très belle citation, et nous avons décidé, dans un mélange de perplexité et d'excitation, de les prendre comme limites entre lesquelles inscrire notre contribution... de temps en temps, depuis, mon pauvre petit crâne s'ouvre à l'idée, frémit – la lecture du très beau ma mère est lamentable de Julien Boutonnier ne m'aidant pas spécialement a passer outre – s'enfuit en autre direction.

Pour tenter de le fixer, pendant que je laissais mon esprit vaguer, que des mots venaient, s'en allaient... je me suis promenée dans l'immense Lima, ramenant un peu de son extraordinaire variété (en m'amusant du soin mis par Google à flouter les portraits ou images)

J'ai cru sentir un début de frétillement, une tentation d'ébauche, ai laissé reposer..., et suis restée totalement vide pour Paumée, pauvret.

5 commentaires:

joye a dit…

J'aime beaucoup ton néant.
Est-ce grave, Docteure ?

Dominique Hasselmann a dit…

Quand Google en arrive à flouter même les tags sur les murs ou les poteaux indicateurs, ça devient grotesque.

C'est vraiment du Big Brother recouvert d'une couche d'hypocrisie.

brigitte celerier a dit…

nous reste la possibilité de rire de Big Brother
l'arme des faibles dont nous ne devrions pas nous priver

jeandler a dit…

Une variété tout en contrastes...

arlettart a dit…

Un pur néant comme la fenêtre de Matisse dans ta première image
source de tout ...