dimanche, mai 04, 2014

Trop de vent pour idées ou mots


réveil dans un bruit de draps rêvés claquant dans le haut du ciel
quelques pots renversés dans la cour, lambeaux de feuilles, gravats, petites mottes de terre volant ou roulant vers la cuisine..

la petite excitation de cette vivacité de l'air,  l'amusement idiot en voyant sur la place un meuble chuter sous la poussée, 

l'ardeur bleue du ciel fouetté,
 
mais la petite fatigue en luttant contre carcasse dans un jour de crispation douloureuse, les coups de boutoir du mistral, les groupes de touristes comme des troupeaux sans yeux ni pensée à traverser (navrée pour eux, égoïstement je les voyais ainsi, et pardon demandé à la petite vieille souriante ma gentille contemporaine)
avec la charge de trop de victuailles goûteuses (sans rapport avec les images).
Dormir, continuer à engraisser, hisser, debout sur chaise, une housse pleine au dessus de ma tête et y arriver au bout d'un quart d'heure d'efforts tremblants et infructueux, lutter contre évier, etc...
ne pas faire tout ce que je voulais, lâchement m'en aller me promener longuement dans New-York sur mon écran.
Le vent me rend fadade (là c'est bon)

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Tant que ce ne sont pas vos vases qui sont renversés...

brigitte celerier a dit…

merci pour votre fidèle effort

sido a dit…

ö le mistral, dépoussiéreur de nuages, balayeur des rues et des jardins, dispensateur de frissons, décoiffeur acharné, ô mistral je te hais...

Comme une parenté géographique et de ressentis !

Marie-christine Grimard a dit…

Le Mistral décoiffe et emporte avec lui les idées grises pour ne laisser que du bleu. Il nous grise et aide à s'envoler le sourire aux lèvres. Merci pour cette agréable promenade les cheveux au vent !

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Il y a longtemps que je n'ai pas profité d'un jour de grand mistral pour monter au Rocher des Doms jusqu'à l'à-pic et me remplir de sa force.
Vieillis-je ?

brigitte celerier a dit…

ben moi malgré mes deux kilos neufs je ne m'y ro-risque pas - et hier n'ai pas vu la branche cassée parce que comme toujours quand mistral y a j'ai tourné par Saint Agricol au lieu d'affronter le courant d'air le long de l'opéra
là je reste dans l'antre pour m'occuper ds tenues légères puisqu'il fait frais... et parce que suis paresseuse

Gérard a dit…

du vent d'accord mais en achetant 3 poireaux on gagne 40 cts d'euros.

jeandler a dit…

Trop de vent, les mots envolés.