lundi, juin 30, 2014

oloés abandonnées, oloé réel


Réveil, regarder le livre posé à la tête du lit, sentir mes épaules frissonner, voir la cour trempée en poussant les volets, et penser avec regret au projet fait, dans la nuit, de continuer ma lecture sous les arbres du jardin du Dom, au dessus du Rhône, de tourner autour du rocher, pour m'établir un moment au dessus de l'ancienne prison, en accord décalé dans le temps, puisqu'elle n'existait pas encore à l'époque, avec le désordre des familles d'Arlette Farge et Michel Foucault, et, si l'escalier est ouvert, descendre en fin d'après-midi pour aller enfin voir les cellules du deuxième étage, dont j'ai loupé l'accès le jour du vernissage, celles avec Serrano et le Ku Klux Klan, Genet, Basquiat, Boetti, Garcia Torres etc...
renoncer devant ce jour trop morne, le refuser et me laver les cheveux...
tartine en mains voir que la lumière semble vouloir se frayer un passage
après les pâtes, le fenouil, la pommade de tomate verte, dans la tiédeur revenue, sous le ciel qui a repris sa dureté bleue, penser à prendre ce livre, ou un autre, et un carnet avec le début, les deux premières phases de ma participation à la proposition n°3 de François Bon pour l'été 2014, l'action est une brève folie, http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3987, et partir à la recherche d'un oloé, sur la pelouse de la Barthelasse au débarquement de la navette, ou simplement, entre les crottes de chien, sur un petit coin de la pente herbue descendant, sous les arbres, vers le fleuve, voitures et rocher dans le dos, après le pont.
Et puis lâchement m'allonger, m'absenter,
avant de profiter des derniers rayons de soleil dans la cour, finalement mon meilleur oloé, pour, fesses sur la table, lire quelques pages et choisir un passage pour http://brigetoun.wordpress.com, pour rêver un peu, dos contre le mur, dans la bande de lumière forte, pour, le soleil étant parti plus loin, me pencher sur le carnet, écrire, tant bien que mal, la fin de mon truc, sans trop de ratures étonnamment, peut-être à tort, rentrer, recopier, faire un tour sur internet, me relire, dire bah, envoyer.... oser l'indulgence.

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Tracer un pont...

brigitte celerier a dit…

et le gommer peu à peu (ceci dit je ne sais pas encore si j'ai eu raison de me confier à l'indulgence…) et à propos été impressionnée, après, en vous lisant

Christine Zottele a dit…

aime bien quand vous dites bah (et repris le vouvoiement d'admiration)

tanette2 a dit…

Plaisir de te retrouver, d'apprendre un nouveau mot (pour moi) : oloé... et d'admirer tes photos : l'arbre, le pont ... et celles du marché sur ton précédent billet.

brigitte celerier a dit…

oloé, une invention d'une auteur que j'aime, un endroit où lire ou écrire, adopté par tout un groupe de blogueurs

arlettart a dit…

Ah!! Avant de laisser un com étant ignorante de ce mot OlOE!!
Pensant à un arbre !! Merci pour cette précision savante et le pont les branches pourquoi pas un espace aussi d'échanges

Gérard a dit…

la pommade de tomate verte ? ??
un Oloé.gineux ?

brigitte celerier a dit…

cuisine Brigetounienne