samedi, août 23, 2014

tercet domestique

bleu envahi de gris dans le ciel,
et ce fut dans l'antre ménage ;
mieux ne pouvais, refusant l'éveil,

bien morose étais, mais très sage,
engraisse que le désire ou non
- carcasse veut, sotte j'enrage -

crâne vide, triste sans raison,
donc ma foi, aux corvées résignée,
activée me suis, en bien ou non


puis d'oubli tendre me suis baignée
mais quand dans l'après-midi suis sortie, serrant contre moi des épaisseurs de coton bleu ou vert, rêvant bottes gants et thé brulant, m'est venue petite hilarité intérieure en fendant, comme être venue d'autre monde, les groupes de lécheurs de glace aux bras nus.

7 commentaires:

Gérard a dit…

au moindre rayon de soleil les lécheurs accourent à l'assaut de leur cornet.

brigitte celerier a dit…

même sans trayon de soleil - là dix minutes après : une ondée

Dominique Hasselmann a dit…

On a dû leur dire que c'était une succursale du célèbre Berthillon qui a cassé sa pipe récemment...

brigitte celerier a dit…

pas sûre qu'ils connaissent Berthillon… de Richardi s'ils sont toulonnais, d'autres

arlettart a dit…

Tâches fastidieuses en si belle composition

jeandler a dit…

Bras et jambes nus. En été, fait ce qu'il te plaît.

brigitte celerier a dit…

oui da mais ne sommes plus en été