lundi, octobre 20, 2014

Retrouver


emmener carcasse ce matin dans la lumière rue Racine, dans la portion que n'emprunte pas d'ordinaire,
traverser les boutiques pour touristes et grimper la rue pente rapide vers le soleil qui baignait la place du palais, 
avancer entre les arbres en bacs vers la façade du petit palais avec un salut muet, comme d'habitude, au futur Jules II pour m'en aller retrouver, dans la cour patio, la petite exposition de deux artistes que j'avais appréciés lors de Parcours de l'art passés.
Entrer – une fine stèle sombre sur ma gauche - les yeux attirés par le centre, apercevoir une longue silhouette – penser cuivre doré, penser bateau, penser submersible..
m'imaginer une seconde, en souriant, en m'approchant, avant de regarder vraiment, devenue par sortilège un curieux être sans forme ni poids, blanc comme fantôme, membre de l'équipage d'un drakkar glorieux s'enfonçant.. plutôt non, un traineau et d'énormes flocons…
et puis regarder vraiment, la forme, la présence, le travail de cette oeuvre d'Odile de Frayssinet qui avait déjà exposé, en 2012, chez Vilar et au Roure, ces grandes stèles et bateaux que j'avais aimés http://brigetoun.blogspot.fr/2012/10/effleurer-trop-longuement-le-parcours.html
Oeuvres auxquelles on la voit travailler (avec de merveilleux bateaux pour la bambouseraie) dans sa belle maison-ruine de Vénéjan (Gard) sur une vidéo trouvée samedi soir, sur son site http://odiledefrayssinet.wordpress.com/ (cliquer sur galerie)
tourner sous les arches du fond et revenir vers les formes aperçues par dessus la longue bande dorée,

les oeuvres de Patrice Poutout http://patricepoutout.com/sculptures/ qui était déjà présent dans le parcours de l'art de 2011 http://brigetoun.blogspot.fr/2011/10/mages-comme-peuvent-mots-non-emportes.html
Supports proposés à l’imaginaire, les stèles, objets de mémoire, tendent à représenter l’intime aussi bien que la collective condition humaine. Enracinées dans la matrice, elles se dressent volontaires et fortes, comme un appel à une conscience perdue, à l’élévation…
Texture, strates, scarifications, comme les traces d’une ethnie universelle en quête…(sur le programme)
s'attarder sur les stries presque imperceptibles, chevrons hissant la forme, de la stèle plantée près de l'entrée, et revenir vers la lumière de la fin de matinée sur la place,
descendre le long du petit jardin, dégringoler la rue de l'ancienne juiverie,
et par une dernière arche retrouver mon limas.

13 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour cette lumineuse visite et toutes ces découvertes !

arlettart a dit…

Admirative du travail très physique de cette artiste et du résultat
Beau personnage Merci

brigitte celerier a dit…

même si j'aimais moins l'oeuvre exposée cette année..

Chri a dit…

Merci à vous de cette visite partagée.

jeandler a dit…

Fraîcheur lumineuse des images du parcours.

tanette2 a dit…

Ton trajet devient le nôtre et on partage ton émerveillement.

Anonyme a dit…

Toujours aussi merveilleux ces parcours où tu nous entraînes avec la force de ton regard aigu ! Bises Duszka

Gérard a dit…

..beaucoup d'arbres rue Racine

brigitte celerier a dit…

dans cette partie, tout le reste est très minéral, les racines sont au centre

Françoise Dumon a dit…

Pas d'accord, j'aime bien ta vision, c'est plus facile de faire une photo générale et somme toute bien banale.

brigitte celerier a dit…

pas d'accord - ai loupé par rapport à toi la photo générale

Dominique Hasselmann a dit…

Cela en fait, des "parcours de l'art"...

brigitte celerier a dit…

et même en en abandonnant beaucoup ça ne devrait pas être fini … si temps pas trop gris aimerais en voir un peu demain