jeudi, octobre 09, 2014

Science, humour et joli temps


sur les rues d'Avignon, était ce matin ciel fièrement bleu
au dessus des murs d'Avignon se promenaient, vivement, sans précipitation, au fil du joyeux petit vent, des nuages doucement gonflés
du haut d'un mur un homme sage m'observait, m'a saluée, ou j'ai voulu le deviner
Allais à la banque tenter de régler un problème de prélèvements à tort, et ce sera partie remise (très faible le prélèvement)
Allais vers la Mémoire du monde en quête de Ricordi de Christophe Grossi (mon attente née de la lecture de billets sur son blog http://deboitements.net/spip.php?rubrique31, d'un compte Facebook nourri de souvenirs ou découvertes, de mon fort goût pour l'Italie, de ma jeunesse, et de la présentation qu'en a fait Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/livre-lecture/article/ricordi-de-christophe-grossi ) n'était pas arrivé, l'ai commandé, ai piapiaté, fait un petit tour, remisé mes envies puisque j'ai pile de livres en attente de belle taille et pour encore quelque jours bourse un peu languissante et suis repartie avec, tout petit, du jour au lendemain d'Alain Veinstein (Seuil) en souvenir ineffaçable de l'injuste fin de ces rencontres, sous son égide, avec des auteurs au coeur de la nuit
Il est temps de retrouver le silence. Ciel dégagé, constellé d'étoiles ; Ce fut une belle journée tout de même .
«Du jour au lendemain» entre dans le passé. (à contre-coeur-gros)

Journée avec des hauts, des bas, ordinaire... et départ à la tombée de la nuit 
pour aller chez Claire, Laure, Pétrarque et Alain Timar, au Théâtre des Halles, écouter, dans le cadre de Scences en scène, Basic Einstein de et avec Damien Joyat (écrit en collaboration avec Claire Truffinet et Tibo Christophe et mis en scène Jérôme Jalabert)
parce que j'avais lu sur le programme : Du coeur de l’atome à celui des étoiles, en passant par les méandres du cortex cérébral et découvrant, au passage, ce qu’Einstein prenait vraiment au petit déjeuner, Damien Jayat vous entraîne dans un voyage à travers la physique, l’astronomie, la biologie, sans oublier l’indispensable soupçon de philosophie qui va révéler son précipité d’humour, d’érudition et d’intelligence.
Ce qui m'a foi était un vrai et juste résumé.
Mélange de notions de base ou un peu davantage, d'un récit bien construit, d'esprit fin en pincées, d'esprit potache, de jeux de mots atroces, avec une salle comble et réactive, et un petit noyau, de volume équivalent à un tiers environ du public, d'ados et d'ado(e)s jubilant de retrouver ce qui était encore en leur esprit ou tentait d'y pénétrer, et réagissant en rires frais
et puis pour finir, et plaire encore davantage à petite vieille, retour de la science à la conscience puisque «science sans conscience...» et une dernière pirouette joliment négociée en prenant appui sur le Banquet, Socrate et la totalité qui est amour.
Une vidéo de présentation pour donner idée de ce moment jubilatoire
Un retour dans des rues quasi désertes, baignant dans une douceur presque digne de l'été, presque, ma mémoire a des pannes.

4 commentaires:

arlettart a dit…

Mannequin de dos... silhouette en contre point ,inconnu à la fenêtre pour sourire de la science en vélo!!
Jubilatoire sans aucun doute

brigitte celerier a dit…

me demandais si on voyait que n'était pas de chair

jeandler a dit…

Des hauts, des bas, en drone il n'y aurait que des sommets.

brigitte celerier a dit…

heureusement que vous ai - sourire et merci