jeudi, février 12, 2015

Sur mon chemin,

j'ai été dépassée par un aquarium convexe qui se vantait à haut-parleur déployé
J'avançais dans l'évanouissement de son vacarme
Ce serait les otaries, le petit requin tournant dans leur grande piscine ambulante, comme l'avais entendu
Ce serait les otaries, le petit requin réduits pour ne pas sombrer dans la melancholia, pour sortir de leur détresse, à s'exprimer
Ce serait le bruit hurlé des otaries, du petit requin
Ce serait les otaries, le petit requin, pour que leur chape de malheur ne s'allège pas, contraints à vanter leur bonheur et celui qu'ils donneraient aux spectateurs.

7 commentaires:

annajouy a dit…

l'évocation silencieuse... fort parlant en effet.

arlettart a dit…

Plongée dans un monde qui nous ressemble

Dominique Hasselmann a dit…

J'ai réentendu soudain, en regardant votre photo, la chanson Aquarius du film génial "Hair".

Pourtant, vous n'avez pas précisé que vous vous étiez lavé les cheveux !

brigitte celerier a dit…

parce que suis honnête, enfin de temps en temps, et que ce n'était pas vrai
y avait juste l'agacement de ce haut parleur venu troubler mon cheminement tranquille, qui a sans doute entraîné ma pitié pour les animaux asservis cruellement à cette vulgarité

brigitte celerier a dit…

oui Arlette ai pensé que, moins radicalement, étions aussi piégés par les puissants

Gérard a dit…

...tant que ce ne sont pas des eaux taries

Anonyme a dit…


:-)))

Flore