jeudi, juillet 30, 2015

Jour ordinaire, avec petits malheurs

petit matin frais – l'été s'épanouissant, avec modération retrouvée, au cours des heures...
Carcasse, qui continue de revenir du fond de l'épuisement avec des facéties, avait opté ce mercredi pour l'installation, au creux des reins, d'une bonne petite douleur lancinante...
ai pris couffin et m'en suis allée sur les dalles éblouissantes
dépassant un pigeon en quête d'ombre (ce qui n'est plus d'une nécessité vitale)
rencontrant (se faufiler) dans les petites rues les camions venus déposer vêtements d'hiver devant les boutiques
ai rempli largement couffin, dans la mesure qu'autorisaient bourse et dos malveillant, d'un fromage de brebis crémeux, de lieu noir et d'un pageot, de patates et de fruits et légumes de bel aspect mais pour certains un peu trop murs pour attendre les six jours prévus…
Les étals, y compris celui de mon bon marchand de légumes, ne sont plus dévalisés avec assez de rapidité... les clients se font plus rares, ce qui m'a permis de ne pas attendre, ce qui a permis, ensuite, de tolérer qu'un groupe cornaqué s'installe, examine, demande renseignements, interdisant toute approche d'éventuels acheteurs, sans être accueilli par des mots sonores et malveillants, assortis d'un accent aillé pour la bonhomie…
Sur la place Pie les platanes qui appliquent sur le bleu dur du ciel (s'est couvert dans l'après-midi) leurs feuillages exhibent les premières feuilles jaunes de soif 
et je me suis aperçue, en cherchant mes clés, que le charmant stylo de la boutique du festival, jeté mardi parce qu'il avait décidé de fuir abondemment et de laisser petites traces sur mon cher pantalon jaune (passé une demie-heure mardi, un quart d'heure ce matin dessus, mais c'est je le crains sans espoir) avait imbibé profondément le tissu du sac d'une encre qui, lentement mais avec autorité, s'était, ce matin, frayée un passage à travers le boutis vers l'extérieur du sac qui s'était gentiment essuyé sur mon jean à trois francs six sous qui m'est très cher, entre tous préféré et indispensable...
jurons, nettoyage maladroit, torrents d'encre, nouvelles tentatives, jean dont on dira, je l'espère, qu'il est redevenu portable, sac qui sera à jeter quand sera sec
et ce fut un jour où toutes mes initiatives se soldaient par des mini-catastrophes... entre désolation et rire franc ou nerveux.
Suis passée de souvenir d'être humain à gribouille résignée.
Passionnant ? E tout cas n'ai que fort peu avancé dans la remise en état de l'antre et le repassage. Mañana...

5 commentaires:

jeandler a dit…

L'encre vagabonde. 0 leur tour, les doigts tachés.
Vous me referez cette page, élève Brigetoun.

Anonyme a dit…

Bousillé un pantalon rose en voulant retirer une trace de stylo, trace partie mais la couleur aussi ... tant pis, je le met quand même. Sinon, oui, il y a des jours comme ça.
Catimini

brigitte celerier a dit…

ai surtout jeté
un sac
mon bien aimé jersey de matelot un peu féminisé
et peut être un pantalon, sauf si décide de le porter avec petites traces vertes

Arlette Arnaud a dit…

Série de mini désagréments en cascade ...c'est la vie qui va Pensées de compréhension

brigitte celerier a dit…

oh c'est pas terrible
ça m'a occupée
tellement que n'avais pas grand chose d'autres (surtout en fuyant les échos du monde qu'on vit, veux pas polémique stérile) à dire…

à ma grande honte
aurais pu m'abstenir