lundi, août 31, 2015

Garder un peu d'été mais fermer le ban


Trop flemmarde pour partir aux petites heures vers Montfavet assister, comme décidé, au lancer de bottes de foin et à l'abrivado, ai entrepris le nettoyage, un peu beaucoup négligé ces deux derniers mois, des gravats, feuilles, plumes, terre, blottis derrière les pots... et que mes très anciens ancêtres paysans (en ai une branche, même si cela remonte à deux siècles ou un peu davantage) me le pardonnent, n'ai tenu qu'une grosse heure, avant de me masser le bas du dos pendant juste un peu moins longtemps.
Mais comme dans la brume de ma sieste s'est glissée l'idée que, puisque ma petite chocolatière (pas l'ustensile, une créatrice) était fermée jusqu'au 7 septembre, une ou deux des bouteilles sélectionnées par les Compagnons des Côtes du Rhône, cuvées à faire connaître, modestes pour être accessibles, mais qui ne déméritent pas (AOP Cairanne CDR Villages 2014 pour le blanc, AOP Massif d'Uchaux CDR Villages 2014 de la cave de Rochegude pour le rouge et AOP Côtes du Rhône Rosé 2014 de la Cave de Chantecôtes à Sainte-Cécile les Vignes pour le rosé) pourraient être ma solution valise, j'ai repris le chemin du rocher des Doms vers seize heures,
montée maintenant sans barrières, d'autant que, j'espère que la nuit a été festive, le pic nique et les animations de ce dimanche semblent avoir été rapidement liquidées
et qu'après avoir souri ironiquement aux six ou sept rangées de ceps très jeunes replantés dans un coin de la vigne
J'ai rencontré des sacs poubelles que l'on évacuait, des guirlandes dépendues, des tables presque complètement désertées – seul un petit groupe s’entêtait à ne pas partir, écoutant un chanteur sans conviction -
et une dernière tente-cave devant laquelle quelques amateurs se pressaient encore, pendant que l'on vidait les frigidaires... ai obtenu de justesse deux bouteilles,
juste extraites de leur nid froid, et dont la buée transperçait le sac que j'avais jeté sur mon épaule et mon chemisier, faisant se rétracter mes omoplates, pendant que je me repaissais encore un instant de la vue du fleuve, avant de redescendre dans, peut-être, notre dernier jour de quasi touffeur. 

8 commentaires:

chri a dit…

"Un dernier jour de quasi touffeur"... Quel plalsir... Merci.

brigitte celerier a dit…

n'y suis pour rien.. si je le pouvais n'y aurait que des jours ainsi

Dominique Hasselmann a dit…

Toujours beau, ce fleuve vert vu de haut...

brigitte celerier a dit…

les vues, tout autour du jardin sont splendides, et je n'arrive jamais à les photographier correctement… sauf les premiers plans

jeandler a dit…

Trinquons, buvons,
la terre, les gens assoiffés
en ces derniers jours d'estive...

Arlette Arnaud a dit…

"Fermer le Ban" l'expression vient de loin alors joyeusement fermons les jours d'Août un peu "pompette"

Anonyme a dit…

Toujours un enchantement de vous lire !
Tout comme vous :
"Un dernier jour de quasi touffeur".
Ce serait mon souhait que ce soit ainsi tout les jours !
Mais, notre terre a un grand besoin d'eau...

Flore

brigitte celerier a dit…

ici c'est prévu pour demain, et l'adieu aux 30°