mardi, août 18, 2015

Images de Carpentras – suite et fin


Petite virée utile dans Avignon ce matin, en belle lumière et petit adieu intérieur à la forte chaleur dans laquelle j'avançais il y a si peu de temps, bougonnant alors contre son excès, mais la supportant en joie si une clim ne venait brusquement faire choc... petit adieu intérieur et auto-ironie (mais je fais partie des porteuses de vestes légères qui frissonnent en croisant les jeunes et ronds bras nus) – paresse indigne, sommeil, reprise des photos restantes de la virée à Carpentras, grimacer, en jeter trois vraiment trop floues-à-la-sauvette.
Dans Carpentras, donc, il y a, tout près de l'emplacement de la carrière et de la synagogue – ai regretté de ne pas connaître l'horaire des visites qui permettent, derrière la discrétion de la façade, de voir la belle salle des prières du XVIIIème siècle, et les restes, mikvé et boulangerie de la synagogue du moyen-âge) https://fr.wikipedia.org/wiki/Synagogue_de_Carpentras..
la cathédrale, sa façade classique, large et sans caractère, encadrée de clochetons
et les merveilleuses gargouilles... là aussi, comme pour la porte d'Orange, elles sont en si bon état que cela sent très fort la restauration, mais j'ai aimé les suivre, tournant autour de la nef et du choeur, nez en l'air, jusqu'à 
déboucher sur la place d'Inguimbert et les restes de l'arc romain en sa drue rusticité. 
Dans Carpentras il y a aussi, outre la bibliothèque Inguimbertine http://www.carpentras.fr/decouvrir-carpentras/musees-et-monuments/musees/le-fonds-de-la-bibliotheque-inguimbertine-1050.html, réservée aux chercheurs, et l'hôtel Dieu, deux musées et j'ai choisi, dans le temps qui me restait, le musée Sobirats, malgré les conseils du gentil gardien, seul derrière son guichet, et humblement certain de la plus grande richesse du musée Comtadin Duplessis où l'on peut visiter les collections municipales des beaux arts.. mais n'avais pas envie d'admirer ou non,
juste d'avoir le plaisir d'errer lentement dans ce petit hôtel particulier (famille d'Armand de Châteauvieux), de goûter la grâce charmante du dix-huitième aimable et sans faste, de flâner un peu comme en visite ou chez moi.. (juste pour savoir que ce n'était pas vrai, il y avait la jolie idée de déposer sur les sièges des bouquets de fleurs séchées pour les protéger des fesses de passage)
entre des meubles de belle qualité, sans apparat, meubles du 18ème ou oeuvres d'ébénistes et menuisiers locaux du 19ème s'inspirant du siècle précédent, belles essences de bois, ampleur juste assez grasse des moulures, faïences, peintures qui se fondent dans l'ensemble, cheminées souplement ornées, un petit parfum régional, une maison de bonne bourgeoisie ou petite noblesse (et j'en ai gardé quelques images, rendues floues par mon petit tremblement intérieur en dérangeant pour quelques instants cette paix) – collection d'arts décoratifs de la blibliothèque Inguimbertine augmentée de celle léguée par le comte Victor de Sobirats)
Suis redescendue et m'en suis allée à pied vers la gare, la chaise à porteurs de l'entrée étant inutilisable faute de porteurs.



4 commentaires:

Arlette Arnaud a dit…

Aime aussi le bouquet séché au lieu de corde d'interdiction
et cette double banquette provençale " la radassière" je crois
vais vérifier

brigitte celerier a dit…

Arlette je crois aussi, et puis le mot est si joli

Dominique Hasselmann a dit…

Les chaises à porteurs sont remplacées à Paris par des esclaves à vélos tirant deux touristes assis dans une carriole (on devrait un jour la retrouver dans un musée des traditions populaires)...

brigitte celerier a dit…

ici aussi, et en plus sont sympathiques les esclaves (alors ne pas oser leur faire endurer cela, mais comme me l'a dit un ce n'est pas la bonne solution, ont besoin de clients)