lundi, août 03, 2015

Jazz au sec


Quand j'ai repris, vers huit heures, samedi soir, le chemin vers les Carmes, le ciel proclamait son démenti aux prévisions d'origine (annonces d'un orage qui avaient conduit le curé de Saint Symphorien, l'église des Carmes, à proposer, s'il le fallait, l'accès de sa nef)
Il y avait bien tout à la fin un petit amas de nuages à l'horizon de la rue de la Carreterie, amas que j'ai vu se dissoudre au dessus de nous pendant que le gradin se remplissait (pas complètement) 
En première partie du concert, un jeune avignonnais, formé à Avignon et au Pontet, Kevin Norwood, qui avait eu l'honneur d'un passage en janvier dans l'émission Open jazz sur France Musique (tous les renseignements sur sa formation, son style, un jugement sur la souplesse et la rondeur de sa voix, sur son goût du scat sur http://www.francemusique.fr/emission/open-jazz/2014-2015/kevin-norwood-le-chant-de-l-aube-01-21-2015-18-02)
accompagné par Vincent Strazzieri au piano, Sam Favreau à la contrebasse et le batteur Cédrick Bec.
La voix est belle, la présence en scène un peu gauche au début, l'aisance venant peu à peu, la surprise, puis le plaisir, de l'auditoire certains.
Paresseusement vous renvoie à cet article d'avril dernier http://www.citizenjazz.com/Kevin-Norwood-Quartet-live-au-Cri.html et aux deux vidéos trouvées sur YouTube (un peu décevantes par rapport à mon souvenir)
un entracte, café pas si mauvais sous les voûtes, cigare sur la place, piapia avec un sympathique jeune homme
avant la seconde partie, avec le non moins jeune, mais plus consacré, Thomas Enhco https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Enhco (petit fils de Jean Claude Casadesus, beau-fils et disciple de Didier Lockwood, prix de la Révélation de l'année aux Victoires du Jass en 2013, premier groupe et premier disque à 14 ans etc..)
 
pianiste, soliste (ses deux compagnons évacueront la scène le temps d'un solo un peu avant la fin, musique douce sur l'amour lointain), ou en trio avec Nicolas Charlier, et, nouvel arrivé, Matteo Bortone à la contrebasse, que l'on n'entend donc pas sur les vidéos que j'ai trouvées... ce que j'ai un peu regretté, malgré la qualité de la musique de Chris Jennings, parce que j'ai beaucoup aimé ses passages en solo, mais aussi sa façon de faire du continuo, de l'accompagnement, une discrète petite musique personnelle comme un surjet sur le jeu du piano
public sous le charme, musique pour une belle nuit d'été (même si un peu fraîche, j'étais contente d'avoir, au moment de sortir, trop flemmarde pour dépendre un veston, accroché à mon épaule le bidule en jersey de coton tout doux, tout doux, qui traîne sur le dossier de ma chaise)

3 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Grand merci pour tout cela, l'ambiance, les liens et les extraits qui nous entraînent à votre suite ...
Belle nuit en effet !

brigitte celerier a dit…

grand merci à vous

tanette2 a dit…

J'aime : "une discrète petite musique personnelle comme un surjet sur le jeu du piano"