jeudi, août 20, 2015

Marcher dans Cavaillon avec ciel franc et petit mistral - 1


Comme, est-ce à cause du démarrage de leurs noms ou parce qu'elles abritent les deux dernières synagogues anciennes conservées du Vaucluse, du Comtat venaisin, des juifs du pape ?, Cavaillon, pour moi, était associée à Carpentras, m'en suis allée en début d'après midi sous un ciel radieux prendre le train
jusqu'à sa gare secouée par des rafales de mistral (qui s'est calmé ensuite, tout en restant assez présent pour surprendre à certains coins de rue)
Avancer dans le charme discret d'une petite ville provençale, gros bourg plus que ville peut-être (n'a pas, à part l'hôtel d'Agar que j'ai loupé, de «nobles» maisons comme Carpentras forte de son rang de capitale du Comtat) même si elle fut un évêché, si elle a rang de sous-préfecture et possède une scène nationale, petite ville riche de ses cultures maraichères, de son marché d'intérêt national.. ville qui vient buter sur la colline Saint Jacques qui m'attirait mais où, honte, n'ai pas eu le petit courage de grimper, me privant ainsi, semble-y-t-il, d'une très belle vue, mais au bout d'un peu plus de trois heures de circuit la petite vieille et ses pieds ont jugé que cela suffisait (et comme suis paresseuse, vais fractionner les traces, allusions sommaires et piètres photos en deux billets)
Je suis partie, vers la colline (pour chercher un plan au Syndicat d'initiative qu'elle domine) en faisant un petit détour dans les vieilles rues par l'hôtel de ville, sa curieuse cour arrière qui fait penser à un atelier et les lourds balcons de sa façade,
avant de rejoindre, par rues fatiguées, le cours (où a lieu le marché) et la place du Clos, sous la colline (j'aime les maisons qui la bordent, toutes semblables, commerce en bas et grande galerie donnant sur la ville au premier étage juste sous et contre le rocher et les arbres)
où, à coté du syndicat d'initiative, ont été installés les deux arcs subsistant de l'entrée des anciens thermes romains (1er siècle)
J'ai vérifié, sur le petit plan qu'une jeune femme avait détaché pour moi d'un guide, les grandes lignes du petit coeur de la ville, et m'en suis allée, à côté, vers la cathédrale Saint Véran (ancien évêque de Cavaillon, digne de mon intérêt pour avoir débarrassé le pays de pays du Coulobre d'un terrible dragon qui s'est envolé jusqu'au plus haut village d'Europe, Saint Véran dans les Hautes Alpes, et surtout pour avoir donné à une de mes nièces son charmant prénom).. ai jeté un coup d'oeil repentant à la chapelle Saint Jacques, juste au dessus, 
avant de pénétrer dans l'ombre pleine d'ors luisant doucement, couleurs, riches décorations un rien excessives, quelques beaux tableaux, de ce qui fut une église romane du XIème siècle, très enrichie, surchargée, métamorphosée au XVIIIème... 
avec la découverte délicieuse du tout petit cloître, suprêmement calme dans le calme de la ville, où flâner, demeurer un moment seule, sous le charme de ses jolies proportions et qu'importent le piètre état des sculptures rongées jusqu'à disparaître presque.
Entrée par la place Voltaire, suis sortie par la rue Diderot (beaux patrons pour une cathédrale) et, soyez tranquilles, j'en resterai là pour ce jour.

5 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Il est intéressant, ce parcours, et vos photos montrent le calme - loin d'Avignon - et la beauté là-bas...

Arlette Arnaud a dit…

Plaisir de retrouver ton regard sur un lieu pourtant connu
A demain la suite de cette promenade

brigitte celerier a dit…

grand merci à vous

Arlette Arnaud a dit…

Mon commentaire a disparu ....Mon vieux pc me joue des tours

brigitte celerier a dit…

ben non, c'est ma messagerie qui Me jouait des tours et je l'ai récupéré dans les en attente (étais pas prévenue)