lundi, octobre 19, 2015

Passer

Paumée, la lune est verte
tu dis que non, mais mon père le prétendait
Paumée, l'hiver s'en vient
c'est banal oui, mais ne vois pas pourquoi t'en dirais davantage
parce que
Paumée, même une fourmi te rencontrant hésiterait, et puis hocherait sa grosse tête, tournerait sur ses maigres pattes pliées et s'en irait chercher meilleure proie
Paumée tu me fais penser à la pluie qui imbibe avec régularité mon air, ma cour, la ville
Paumée tu es comme les vaguelettes qui rongent interminablement doucement insensibilement un talus auquel se cramponnent des herbes et les racines d'un vieux saule
Paumée, penser à toi me donne l'air éveillé du Pierrot de mon grand-oncle Charvet
parce que
Paumée tu m'ennuies
tu me lasses,
alors voilà tu es nourri
ça te va ?

Contente t'en

4 commentaires:

Arlette Arnaud a dit…

Paumée a plusieurs vies comme les chats et retombe sur ses pattes

brigitte celerier a dit…

il sombre lentement mais inexorablement depuis un an et demi dans les tréfonds du web

OX Jerry a dit…

Bonjour Brigitte, Pierrot lunaire est paumé mais il a encore des rêves plein la tète : l'espoir est en marche !!

Gérard a dit…

Pierrot fait son effet...de manches