lundi, novembre 23, 2015

de quelques ateliers à la porte ouverte

Dimanche, ciel balayé par petit vent froid, ramassé feuilles dans la cour, lavage de cheveux, ménage, repassage, lecture des deux dernières parutions des Editions QazaQ, l'antimonde de Ly-Thanh Huê http://www.qazaq.fr/pages/lantimonde/ (un coup de foudre pour la première nouvelle, choisi un passage d'une autre pour http://brigetoun.wordpresse.com) et ligne 1044 de Christine Jeanney http://www.qazaq.fr/pages/ligne-1044/ (au plaisir des circulations, des souvenirs, des re-découvertes) et ma porte est restée close.
Sans grand intérêt, mais c'est là, un résumé de mon circuit entre les ateliers ouverts les plus proches de l'antre, samedi après-midi, de mon départ sous ciel bleu aux nuages déchirés.
Juste après la place de l'horloge, au début de la petite rue de la Bancasse, suivre les flèches et grimper un petit escalier - pris une photo, bien décidée à ne pas le faire dans les ateliers, l'ambiance échange, petits gâteaux, thé, jus de fruit, enfants ne s'y prêtant pas, d'autant que les ateliers sont la plupart du temps une partie de l'appartement que nous envahissons – vers une jeune femme charmante, Odetka Tuduri http://www.odetka.odexpo.com et une oeuvre qui est peut-être ce que j'ai préféré dans mon circuit.. prélevé sur son site deux oeuvres (même attitude pour tous les artistes, en espérant, puisque rien ne l'indique sur leurs sites, que cela m'était loisible), parmi les plus proches de ce que j'ai vu…  
L'ambiance était agréable, ses amis et visiteurs intéressants (ce que je retrouverai, peu ou prou partout – l'ambiance et certaines têtes) et j'ai tourné assez longuement entre petite pièce atelier, séjour etc..
avant de redescendre, de réfléchir un moment devant la lumière sur les platanes,
de leur tourner le dos, de m'en aller vers la rue Carnot, une porte très lourde poussée avec l'aide d'enfants (arrivés avec parents), de grimper un escalier tournicotant, d'entrer chez Maya http://www.maya-avignon.fr/accueil.html 
(là, l'ambiance était tout spécialement joyeuse, et ma foi j'aime ce qu'elle fait, et son évolution)
qui avait invité Christine Bevilacqua et ses paysages…
Sortir, continuer jusqu'à la rue du Portail Matheron, un couloir sombre, le grand vestibule d'un appartement, 
des méduses que j'ai assez peu aimé, et, à côté d'autres grands tableaux, de très beaux paysages nés du frottis d'iris... (mais n'en ai pas d'image) oeuvres de Périnçek Zeynep http://zeynepperincek.com, artiste invitée 
par Amélie Joos http://ameliejoos.com, déjà découverte lors d'un parcours de l'art, dont les dessins, forts, fantaisistes, tendres, tapissaient la grande pièce suivante, ouverte sur un jardin qui m'a fait rêver, accompagnés de quelques petites statuettes

Passer, à côté, dans l'atelier où Véronique Prenant attendait, seule, et prendre le temps, après avoir salué les petites frimousses au nom de celle qui a trouvé domicile dans l'antre, de parler de ses projets, d'admirer un très grand buste destiné à porter un magnifique massacre de cerf… 

suivre la courbe tendue des rues, dans la tombée du soleil, jusqu'à la place Pignotte,
grimper vers l'autre beau jardin de l'après-midi,
et retrouver les enfants, les adultes pressés autour de la table de travail de Virginie Cadart Travadel, s'essayer au maniement d'un pinceau (sans les plus de dix ans d'exercice de l'hôtesse), s'intéresser à la technique du marouflage... (quant à moi j'étais également séduite par les taches du drap protégeant la table)
Un peu plus loin, au coin de la rue Thiers et de la rue Philonarde (j'aime ce nom) la porte, l'atelier de Volkan Guloglu, excessivement gentil, qui se cherche à travers plusieurs techniques, ce qui m'a le moins accrochée (peut-être à l'exception de ce buste qu'il avait choisi pour le programme)
suivre la rue que le crépuscule envahissait jusqu'au Cordeliers, penser qu'il est bien trop tard pour les ateliers (regrets pour certains) groupés autour de la rue des Teinturiers, et revenir par la rue Bonneterie

en m'arrêtant (un très, très agréable moment) chez Aurore Pelisson http://www.aurore-pelisson.com (souvenir de sa grande draperie bleue et argent sous la voûte du choeur des Célestins il y a deux ou trois ans) l'écouter parler de ses recherches de matières pour ses merveilleuses étoffes, regarder, avec sa mère, – si tentée étais – les robes, chemisiers, étoles qu'elle s'est décidé à créer à partir de certains pour les commercialiser
et glisser trop distraitement mes yeux sur les photos de Filipe Da Rocha (juste prendre conscience de leur beauté, sous-tendant l'harmonie générale)
Un peu plus loin dans la rue m'attarder chez Gilbert Bottalico, écoutant sa conversation avec une jeune fille qui se lance dans la gravure, baignant dans le bonheur des oeuvres, et puis des outils (mains soigneusement sages), des plaques, de l'encre, des presses... j'aimerais tant qu'il renoue (mais c'est exclu) avec son ancien goût pour l'enseignement, la transmission…
Comme la porte était ouverte, que j'entendais des voix, qu'ils semblaient attendre, franchir la porte de la boutique-atelier d'un couple qui ne figurait pas dans le programme, écouter leurs plaisanteries un peu amères, leur jugement sur les avignonnais et leur dédain de l'art, murmurer mon doute qui fut considéré comme négligeable, et me borner à dire, en sortant, à la femme, que j'aimais bien ce qu'elle faisait…
et puis, gelée, presser le pas vers l'antre (et sa satanée porte)

9 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Quel parcours ! Vous êtes insatiable !

Arlette Arnaud a dit…

Que de créativités!!! en puissance et gestation cela fait du bien

brigitte celerier a dit…

Dominique, huit sur une quarantaine et les plus proches de chez moi
j'ai été très mesurée (mais c'était juste la dose)

brigitte celerier a dit…

Arlette oui, et l'attention des visiteurs était très bien aussi

jeandler a dit…

Une poussière d'or dans les arbres
les brins d'herbes
au travail créatif
l'imagination au pouvoir.

Françoise Dumon a dit…

Beau choix Brigitte, certains où je n'ai pas pu aller ou retourner, et je le regrette.

brigitte celerier a dit…

merci Françoise
mais tu en as certainement vu plus que moi.. et pourtant maintenant tu es nettement plus loin !

Gérard a dit…

..plus sensible à Christine Bevilacqua

Hue Lanlan a dit…

quelle belles expos !