dimanche, novembre 29, 2015

Nourriture corps (demain l'esprit, un poco)


il fait peut être un tout tout petit peu moins frio, mais la vieille oursonne hésitait à sortir... seulement comme me manquait un médicament (et des cigares ce qui aurait dû être une chance), ai affronté la rue, récompensée par un ciel d'une délicatesse délicieuse
et puis, après la pharmacie, après le petit bureau de tabac au coin de la place de l'horloge, ai décidé de tenter de m'éviter l'expédition aux halles demain
et j'ai suivi la principale allée du village, occupé pour ce week-end par les producteurs qui en cette presque fin de matinée n'avaient pas grand public – ai négligé les marrons chauds et confiture de, les nougats, les magrets, les fois gras, les champagnes, les vins, les conserves d'escargots, les gros fromages et de belles confitures,
mais, puisque me restent assez de patates, de bonbons, pâtes et morue, c'est satisfaite et en tenant presque compte de mon budget que suis redescendue, yeux réjouis par le jeu de la lumière dans la grille des arbres précédant la courte plongée de la rue Saint Etienne,
avec un petit pot de miel de bourdaine du Gaec Melice de La Fresse (Creuse), une recuite fermière de lait de brebis de Monsieur Seguin fromager à Séverac-le-Chateau, endroit que j'aime, deux radis verts, un potimaron, un petit butternut d'un gaec vauclusien dont n'ai pas noté le nom (qui avait aussi une grosse Buen Gusto, des navets et de belles tranches de courge classique) et une huile d'olive vierge, un peu gelée dans le vent qui sévissait sur la place, d'une ferme tenue par un couple charmant et répondant au nom de Le Dégoutaud à Malaucène.. intéressant n'est-il pas ? (en fait un agréable moment)
et puis, après la récolte des feuilles que les platanes envoient dans ma cour, après un thé bien chaud, me suis fait un chignon, l'ai enfoui dans un bonnet, ai admiré mon look cadavérique, mis des bottes, enfilé un manteau et m'en suis allée, marrie de ne pas l'avoir encore fait et d'avoir zappé une lecture le 19 novembre, vers le Centre européen de poésie d'Avignon où se tient une exposition Pour un présent de papier en l'honneur des 85 ans de Bernard Noël 
et ma foi, comme j'ai entendu, rencontré, regardé, échangé quelques mots timides, mais que n'ai pas grand chose de noté, de disible... tant pis, j'attends demain

10 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Nourritures terrestres et spirituelles sous un ciel d'azur et cette magnifique lumière, quelle belle journée !

brigitte celerier a dit…

merci

Arlette Arnaud a dit…

Aime bien ces noms et les prononcer
Gaec Mélice de la Fresse Butternut Le Dégoutaud de Malaucène
Tout un prorame

brigitte celerier a dit…

j'ai trouvé sue le Dégoutaud était un rien difficile à assumer pour une ferme voulant produire nourriture

Dominique Hasselmann a dit…

Bel étal de produits "bio" en ce premier jour de "Cop21" (tous ces avions qui vont atterrir au Bourget, bel exemple concernant le sujet "pollution" !).

Et la chance de rencontrer Bernard Noël (vu une fois)...

Arlette Arnaud a dit…

Désolée j'ai avalé un m... mais bien relire Dégoutaud !! Tu as raison

brigitte celerier a dit…

ne l'ai pas rencontré, juste un ami et collectionneur, une éditrice, des artistes, et autres éditeurs et poètes dans le public - timide et contente étais

Hue Lanlan a dit…

belle journée et toujours ce si beau bleu ciel avignon

Anonyme a dit…

Amusant, le producteur de fromages de Séverac le Château, c'est mon cousin germain !
C'est vrai qu'il a de bons produits.

Flore :-)

brigitte celerier a dit…

je confirme, son fromage frais est très bon