mardi, décembre 15, 2015

Dans les rues de ma ville


marchant vite, pour quelques courses, visage fendant l'air vaguement humide, sur sol détrempé, dans les rues désertes de ma ville ce matin, sous moutonnement gris
remâchait l'envie de répondre, sans espoir,
Monsieur le premier ministre, vous ne m'entendrez pas
comme je ne veux pas vous entendre dire
que vous (enfin vous dîtes nous, mais ça ne saurait concerner que votre équipe) avez fait barrage, alors que vous n'avez rien fait, c'est nous, malgré vous, qui, a tort ou à raison, avons décidé que le moindre mal était celui là
que vous avez entendu les français, alors que moi, et j'ai la prétention de ne pas être tout à fait seule à gauche (je sais dire que l'on est de gauche c'est employer une phrase creuse, simplement déclarative) à ne vraiment pas vous avoir demandé d'accélérer et accentuer la casse que vous avez entreprise (souvenez-vous de l'adhésion que vous rencontriez dans le PS et de l'enthousiasme qui a accueilli votre candidature aux primaires)
Monsieur le premier ministre, pourriez-vous - je sais, cela fait mal - constater cette évidence : vous et notre président-élu-en-avançant-masqué (enfin, étions un certain nombre à ne pas trop le croire et à désespérer le soir des primaires) êtes les perdants et la seule attitude admissible serait que vous vous démettiez ou teniez compte du programme sur lequel aviez été élu, du résultat des élections, de ce constat : il a été plus facile aux gens de gauche un tant soit peu prononcée de voter, même en tordant le nez, pour une droite qui, ici, est très proche, avec des allers-et-venues, du FN, que pour les candidats qui portaient le poids de votre gouvernement..
Pardon demandé aux passants sur Paumée... maintenant silence
et sourire en voyant que les enfants sont bec ouvert de ravissement devant les brillances et même les gigantesques et très solides symboles de l'eau solidifiée.

8 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Le soleil finit toujours par faire fondre les flocons mais les sourires des enfants résistent aux temps mauvais, avec où sans paillettes.

chri a dit…

Glisser dans l'enveloppe un nom, une liste que l'on ne goûte guère est une douleur... Cela fait déjà deux fois.
Nous allons finir par nous décourager nous aussi...

Domnique Hasselmann a dit…

Réclamer la démission du Premier ministre, comme la fait la fille Le Pen dimanche soir, est-ce la solution ?

Les fêtes de fin d'année sont là pour faire oublier la politique et ses zigzags...

jeandler a dit…

De plus en plus difficile de croire au Père Noël, surtout en cette période...

Arlette Arnaud a dit…

Cela fait du bien de vider le trop plein

brigitte celerier a dit…

Marie-CHristine, Cri, merci

Dominique, elle n'est pas seule, une pétition - bon je ne crois pas à son efficacité, ont été mis là pour faire cette politique le duo gouvernemental - pétition propulsée par Filloche, les plus frondeurs des frondeurs et le front de gauche circule depuis plus d'un mois.. le fait est que répondre au y en a marre du FN qui est en parti de refus, avant qu'il s'ancre dans l'adhésion aux thèses racistes, et de l'abstention massive des électeurs de gauche des quartiers et coins en grosses difficultés, répondre par la loi Macron 2, le maintien de ce qu'ils ont pondu et de vagues promesses de formation pour postes qui n'existent pas égale suicide gauche et partis de gouvernement…

Pierre ça n'a jamais été très facile, mais la foi s'en moque

Arlette, oui, à la longue engueuler la radio en tournant en rond ça ne suffit pas

Luc Comeau-Montasse a dit…

[un peu de mal à refuser un choix parce qu'un tel que j'honnis, aurait fait le même. Oui, il y a des reniements qui invalident le statu d'élu de la nation et méritent un départ.]
Les rires d'enfants permettent la traversée de l'équinoxe et sa cohorte d'angoissent déraisonnables mais qui collent au corps
et c'est bonheur
de les voir naître
et rebondir (notamment ici).

Gérard a dit…

Tu as très exprimé ce que pensent tous les gens d'une vraie gauche, merci .