mercredi, décembre 16, 2015

Petits plaisirs et sagesse intemporelle

L'air doux sur les joues.
Contre le ciel indécis
les notes rousses
du dernier chant des feuilles.
Dans la lumière
leurs pizzicati sur bleu.
Ma gourmandise.
me suis offert, petit accroc pour que carcasse soit en fête, pour le plaisir de retrouver leur savoureuse simplicité, dans le chalet tenu par nos saveurs provençales de l'Isle-sur-Sorgue un petit pot de confit d’oignon au miel, un chutney de tomates au thym, deux pots de confitures de pastèque et de rhubarbes rouges. http://www.les-saveurs-provencales.com
ai vaqué, ai lu de belles choses sur internet, ai ouvert et refermé des livres, me suis attardée un temps (entre accords et désaccords) chez l'ami Diderot et son Histoire des deux Indes
cochant au passage cela
Vous dîtes qu'il y a une morale universelle, et je veux bien en convenir ; mais cette morale universelle ne peut être l'effet d'une cause locale et particulière.. elle ne peut donc avoir pour base les opinions religieuses qui, depuis l'origine du monde et d'un pôle à l'autre, ont toujours varié...
Faut-il arracher à la nature tout ce qu'on en peut obtenir, ou notre lutte contre elle ne devrait-elle pas se borner à rendre plus aisées le petit nombre de grandes fonctions auxquelles elle nous a destinés, se loger, se vêtir, se nourrir, se reproduire dans son semblable et se reposer en sûreté...
et après avoir revendiqué le droit de chacun à se ruiner, finances ou santé, s'il le désire...
Convenir avec un souverain qu'il est le maître absolu pour le bien, c'est convenir qu'il est le maître absolu pour le mal, tandis qu'il ne l'est ni pour l'un ni pour l'autre...
Ô redoutable notion de l'utilité publique ! Parcourez les temps et les nations, et cette grande et belle idée d'utilité publique se présentera à votre imagination sous l'image symbolique d'un Hercule qui assomme une partie du peuple aux cris de joie et aux acclamations de l'autre partie qui ne sent pas qu'incessamment elle tombera écrasée sous la même massue...
toutes petites phrases de la première partie... et parmi des notions qui sont entachées par l'ignorance que l'Europe avait, plus facilement qu'aujourd'hui, du reste du monde, ou par des préjugés autres que ceux qui sont de notre temps, il y a de fières pépites à grappiller dans la suite.
Comme, au hasard, cette adresse aux Européens
ne voyez-vous pas que ce droit imaginaire que vous vous arrogez sur un peuple éloigné, vous le conférez à ce peuple éloigné sur vous ?

10 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Mmmm
Ce genre de petite boutique des saveurs a un avant-goût de paradis.
Sous le regard des gargouilles qui en ont vu d'autres, les arbres flamboient une dernière fois "leurs pizzicati sur bleu".
Ma gourmandise aussi !
Merci !!

brigitte celerier a dit…

et vraiment me fait un plaisir de passer chaque année dans ce chalet : pas trop de sucre, équilibre, simplicité

Dominique Hasselmann a dit…

On se demande, une friandise en bouche, ce que Diderot écrirait aujourd'hui...

brigitte celerier a dit…

à peu près la même chose je pense (à peu près parce qu'il n'avait pas prévu la taille que prendrait notre appétence pour les voyages, qu'il trouvait déjà inutile erreur, et là suis pas tout à fait d'accord :-))

Arlette Arnaud a dit…

Ah!! relire et toujours en accord hier... aujourd'hui , Suis dans la " révolution" et ses prémices!!! avec le Talleyrand de Maresquiel
N'ose jamais m'approcher des cabanes de Noël sur la place de la Liberté ici à Toulon

brigitte celerier a dit…

celles de la place de l'horloge sont sur un de mes trajets habituels (généralement celui du retour) et instinctifs
mais je lutte contre tentation (vais céder certainement au moins pour voir la crèche Carbonel) d'aller voir les chalets des santons et surtout celui d'Isocline Fontanille

jeandler a dit…

Et nous aussi en ce jour plein de douceur lisons de bien bonnes choses...
Belle journée en cette ville.

tanette2 a dit…

Ces cabanes nous attirent irrésistiblement, certains s'y connaissent pour marier les parfums que nous n'aurions osé imaginer mais qui ravissent notre palais.

brigitte celerier a dit…

M'y suis habituée.. parce que tout de même, l'énorme majorité des Noëls qui comptaient pour moi, tous en fait, étaient en des temps où elles n'existaient guère qu'en Alsace.

Gérard a dit…

..je prends les 6 pots pour 30 euros