samedi, février 06, 2016

vendredi

les horreurs tristes
prononcées par la radio,
ces pensées viles
dans l'air qui se dégourdit,
je frissonne en arrêt
la lassitude
aussi devant illusions
qui tant s'admirent ;
je ne vis plus qu'en retrait
rages rentrées de vieille
la vie se poursuit
soleil frais ou nuages
la sève qui monte
de lents sourires absents
la musique dans la nuit
beau programme, du moins pour la première partie
le tombeau de Couperin de Ravel pour le plus grand plaisir du hautbois, de la hauboïste, de Brigetoun (sens et esprit) et de pas mal d'autres
le concerto n°1 pour violoncelle et orchestre de Chostakovich avec Pavel Gomziakov – Brigetoun, l'orchestre en état de grâce

Plaisir si franc qu'à l'entracte j'ai hésité à partir pour en rester là, sans risquer la découverte de la symphonie n°2 de Weill (ne la connaissais pas, aime bien sa musique de scène mais en bonne partie pour ce qu'elle accompagne).. mais sur l'assurance qu'elle était très belle, assurance qui avait réveillé petite curiosité, suis rentrée, me suis réinstallée à une place qui me permettais de me débarasser de l'encombrant attirail hivernal mais dont je ne pouvais sortir discrètement..
un peu de trompette et la première nappe de cordes (pas de violons, de toutes les cordes, une musique qui ne multiplie pas les voix mais les instruments) ai regretté, mon plaisir s'effritant – peut être en d'autres circonstances me serais-je trouvé un petit goût pour l'entrain, l'animation etc... mais j'étais envahie par un sentiment de platitude bruyante et d'ennui grandissant, ai trouvé trois ou quatre idées, deux ou trois instants où je dressais l'oreille et un océan stupide... suis certainement injuste, mais c'était ainsi.
Et vraiment Ravel et Chostakovich c'était le bonheur..
N'avais jamais écouté Pavel Gomziakov, je n'ai pas trouvé un enregistrement de son interprétation de Chostakovich, mais, pour le plaisir, je retiens Britten

4 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Tant qu'il y aura du Ravel... (et le reste : au loin).

brigitte celerier a dit…

j'aurais vraiment dû en rester à lui et Chostakovich, suis navrée mais j'ai trouvé la musique de Weill (cette foi)- immensément bête

jeandler a dit…

Il n'y a de musique que celle que l'on porte en soi.

brigitte celerier a dit…

là aussi j'ai besoin de recourir aux autres
ai peu