dimanche, mars 27, 2016

Une nuit, un jour

sommeil ignoré, les pensées du jour qui reviennent, en pagaille, qui tournent, qui brûlent, qui creusent, qui se croient lucides à l'extrême, qui ne veulent partir, qui fondent dans les limbes avec l'aube,
un réveil tardif et l'envie de penser, d'être qui explose, s'efface…
mais il y a le jour, la lumière, les ombres et les pas qui s'en jouent comme peuvent
il y a la nuit, la pitié du monde, la douleur et les questions
il y a eu le jour une gloire bleue, de fins lambeaux blancs, des bourgeons nouveaux et la clarté de la pierre
il y a eu la nuit trop vivante
il y a eu dans l'entrée somnolente au jour une envie d'ailleurs, de départ, de campagne, d'herbes fouettées par la vitesse
les idées vives de la nuit, un éveil paresseux, un oeil absent faisant des dentelles un brouillard,
mais le plaisir peu à peu reconquis de la frappe de la lumière, des ombres, de leurs jeux, de leur douceur quand un reste de lumière s’attarde en elles
et cela, vers treize heures, le soleil, dans la cour, descend jusqu'à mon menton et nous communiquons.

7 commentaires:

annaj a dit…

matin poème, merci.

Dominique Hasselmann a dit…

vidéo courte, durée exacte...

Arlette A a dit…

Viens sur les chemins fleuris de" nos enfances "d'insouciances et de soleil

brigitte celerier a dit…

et de nouveau des nuits plus éveillées que le jour

Gérard a dit…

La nuit créative, serait ce ta voix ?

brigitte celerier a dit…

la nuit et le jour c'est ma voix zozotante

marcopolette a dit…

Oui, les pensées de la nuit se croient lucides à l'extrême. Le jour viendra les démentir.