samedi, avril 23, 2016

Ceci n'est pas une todoliste, ceci n'a pas été une participation

poser son propre crâne en vitrine à côté des autres, avec des fleurs pour cheveux :-))
se peindre les joues et les yeux, sans lésiner sur la saturation des teintes (ék'çabrille :-))
tenir cou bien droit et poser tête délicatement
devant la rangée de tête du dernier billet Christine Jeanney, la mère des Todolistes (les cherchant sur son site où elles ne figurent plus puisque reprises en deux livres chez publie.net les sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782814506039/les-sirenes-on-ne-les-voit-pas-un-couvercle-est-pose-dessus et quand les passants font marche arrière ça rembobine http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782814506930/quand-les-passants-font-marche-arriere-ca-rembobine je suis tombée sur les photofiction que j'avais – honte – oubliées, que j'ai reconnues et dégustées
et en trois tweets nous en avons commencée une, reprise ci-dessus (les deux premiers éléments sont de Christine, le dernier est ma contribution), mais limitée à trois, au lieu des quatre canoniques, ce n'est pas une todoliste, ou une todoliste détournée, brigetounienne, qui ne saurait rivaliser, et que j'adopte pour
regarder bien droit devant soi, avec tout le sérieux nécessaire, attendre le coup de sifflet de fin de pose, de la pause
appeler des yeux le papillon qui arrive, hésite, lui faire sentir le désir d'être l'élue ou l'élu
ne pas grimacer, ne pas jurer, rester concentré, non les fleurs ne vont pas tomber.
Et puis, ai déjeuné tôt et suis partie pleine de bonnes intentions pour faire nombre, après avoir vu sur la page Facebook de la Nuit debout d'Avignon cette annonce (l'idée en avait été évoquée lors des assemblées auxquelles j'avais assisté.
Avancer face à de grosses menaces noires (une petite averse courte dans la matinée) sous des nuages gonflés que franchissait une belle lumière
dans le gris des pierres, rencontrer la beauté d'une brume rose sur des arbres
trouver un tout petit groupe, échanger quelques mots graves et sourires, 
attendre trois quart d'heures que nous soyons une quarantaine ou un peu plus, en me sentant de plus en plus non conforme, pas assez jeune, un peu trop bourge d'aspect (oui c'est possible.. même si cela paraît comique), pas titulaire des bonnes cartes, trop électron libre, en voyant le regard d'un ancien «camarade» de campagne sauter par dessus moi, son dos se tourner, etc... que me suis fatiguée de sourire de plus en plus dans le vide sans pouvoir apprendre ce qui était prévu... alors, honte à moi, ou non, quand le petit cortège est parti en direction des remparts en criant non au Medef ce qui était un peu court, m'en suis allée vers Saint Pierre, la place de l'horloge, rencontrant la foule des samedi après midi.
Je continue à espérer que leur mouvement ait une importance, mais il faudrait qu'il soit un peu plus ouvert qu'il ne l'est au moins ici, et ce sera sans la petite vieille, déjà un peu rebutée par le formalisme et parfois le creux (normal) des assemblées et l'exclusive des commissions... Bon mes voeux les accompagnent, juste suis pas faite pour. (et suis pas forcément fière de cela)

4 commentaires:

Arlette A a dit…

Dans la brume rose ... Admiration !

Dominique Hasselmann a dit…

vivre le jour et la nuit
ne pas tolérer le Quasimodo du Medef ni le golden boy Macron
prendre des photos comme on prend l'air
respirer le printemps qui n'a pas d'âge

brigitte celerier a dit…

Arlette, ils étaient ravissants ces arbres

brigitte celerier a dit…

Dominique, un peu honteuse rétrospectivement de n'avoir pas jugulé mon ego un peu malmené ces jours ci, mais au fond pas plus mal… pas pour moi et n'ai pas donné envie de participer aux quelques blogueurs connus dans la ville
vraiment un tout petit groupe et qui peine à s'ouvrir, mais des gens très bien
enfin je n'accroche pas