samedi, avril 23, 2016

En chemin vers dentiste

en longeant la rue
me maudissant, me moquant
de moi, souriant
regardais les vitrines
amusée, ironique
et sans aucun regret, sauf peut-être vaguement, pour une blancheur légère,
marchais déterminée, ne pensant pas, dépassant auto-mépris, m'étant excusée auprès de la piratée d'avoir cru cela possible, digérant ma sottise, goûtant l'air gentillet
(pardon de vous infliger mon médicament)
une glycine a semé ses pétales sous mes pas
le peintre hésitait toujours à fixer sur sa toile l'utopie du pont (peu visible, un projet de prolongement)
un nouvel esthéticien alignait de curieux modèles
et un coin de bleu se frayait chemin à travers les boursouflures en camaïeu de blancs.
Bleu qui semblait vouloir gagner la partie à l'horizon de mon retour... en fait ce fut temps changeant et douceur.

6 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Le pont d'Avignon prolongé... on pourrait y danser sans crainte !

Arlette A a dit…

Les tenues légères au coeur comme les fleurs effeuillées sont éphémères c'est pour cela que c'est si doux ...tout passe Ma Dame

brigitte celerier a dit…

Dominique un très joli projet mais assez cher et sans doute anti-touristique

Arlette vaut mieux qu'elles soient pas trop éphémères parce que hors de question que j'en rachète !

Françoise Dumon a dit…

C'est qu'à regarder ces vitrines on peut être tendrement ironique. Pour ce qui est du projet de pont, je ne connaissais pas, mais il semble bien anti-touristique, et cela servirait à quoi ?

brigitte celerier a dit…

à se promener je pense (ensuite pour Villeneuve il resterait une sacrée grimpette

anna a dit…

les boutiques de mode ne m'ont guère convaincue..serais passée outre comme vous. par contre le "en mode bleu" j'y adhère... comme vous ;-)