jeudi, avril 28, 2016

Cheminement matinal et Rubato

Bleu puissant sur nous
brise légère et tendre
et visages las
ou carcasse lasse après son triomphe de la veille pour satisfaire petit toubib, m'en suis allée tout doux en quète de légumes pour les premiers jours de mai, à mon retour, de chocolat pour la voiture vendredi (mais rien de ce que j'ai photographié)
et, grâce à un détour, via Saint Didier – et son mur amoureux des ombres - ai enfin trouvé rue de la République ce magnifique cadeau (non pas magnifique mais difficile à débusquer) des bretelles pour la grande et forte carcasse de ce vieillard, mon petit frère lozérien.
Et j'en resterai là…
non, parce que j'en avais envie mais ne l'ai pas fait lundi, dans mon désir de laconisme, ni hier à cause de la trop grande longueur du billet, dirai encrore, brièvement, le plaisir que j'ai eu - dans l'attente, que ma curiosité rend impatiente, de découvrir, avec retard puisque je crois qu'il paraîtra chez publie.net vendredi ou samedi, de ce qu'un talentueux et courageux collectif a pu couper, tisser, à partir des mots de paumée - en regardant, lisant la dernière publication Portofolio de publie.net, poèmes de Jean-YvesFick et peintures de Bona Mangangu Rubato http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771437
Pour vous donner envie de voir les peintures de Bona Mangangu, je reprends seulement deux bribes de la première des deux belles préfaces... les mots de Jérémy Liron
Le fluide, le transitoire, l’enchevêtré, l’indéterminé, l’informe y fraient comme en des eaux primordiales. Et si quelque chose a lieu, ce quelque chose ne se manifeste pas, ne s’énonce pas, demeure en deçà du langage, comme tapi ou rampant, sinuant entre deux eaux. Et c’est cette phénoménalité basse ou sourde qui trouble la pensée, la descelle, la dilue.
Il s’agit de prises de vue, d’une approche expressive, parfois au plus près de la matière, parfois dans une légère perspective qui donne l’impression d’un survol, opérant parfois par décalage par la variation de cadrages. Les peintures, la peinture, sont déjà appréhendées comme des entités géographiques à la surface desquelles glisse, chemine, évolue le regard. D’où l’apparence des courts fragments que Jean-Yves Fick propose en accompagnement, en dialogue avec les images. Ce pourraient être notes, rêveries suggérées par un voyage dans des contrées lointaines sur les traces de Théodore Monod ou d’Eugène Fromentin, leur auteur se glissant entre les plis du ciel et de la terre non pas pour s’y retrouver, trouver un terme à ses errances ou ses doutes, mais pour y dissoudre une part de soi, s’y absorber.
Et pour vous donner envie de lire les poèmes de Jean-Yves Fick je ne sais si j'ai eu raison de choisir un des plus laconiques pour http://brigetoun.wordpress.com

8 commentaires:

Anna Urli-Vernenghi a dit…

Merci pour le mur amoureux....

brigitte celerier a dit…

et grand merci pour votre passage

Arlette A a dit…

Violet ... violet JOLI!!!le rapprochement visuel
Ta voix sur le texte J Y Fick donne plus encore ... pas pu encore poster sur "Word press" (c'est épuisant ses rejets )tout vient de google-plus car cela ne se produisait pas avant
Désolée!! mais cela soulage de le dire il n'y plus que sur Facebook que je retrouve les amis

brigitte celerier a dit…

désolée aussi !
wordpress a des caprices - hier matin il a même fait grève un moment

Dominique Hasselmann a dit…

Des lectures pour l'hiver (oh, pardon ! c'est le printemps !)...

brigitte celerier a dit…

suis partie manifester en hiver - reviens crevée au printemps chaud (le tôt en deux heures et quart), pour cuisine, maison, sac pour Lozère etc… et peut être internet

Gérard a dit…

MerVeille découverte les peintures de Bona Mangangu

jyf a dit…

Merci Brigitte, en notre nom à Bona et moi-même, Jean-Yves.