mardi, avril 19, 2016

Lundi

matin de clarté
dans la cour le vent léger,
cheveux qui sèchent
En fin d'après midi partir avec petit veston
dans la lumière dorée, et un vent moyen, bien frais
découvrir et saluer un sage ou non, un vieux comme moi
penché au dessus de la porte d'entrée au palais (photographié pour le voir vraiment)
et sentir que la splendeur bleue
se paie de souffle froid venant bousculer la tendresse du soleil
et faisant de notre drap emblème une claque embrouillée
l'ai tenu un temps, il l'a tenu avec plus de panache et de théâtralité – l'est plus grand -
on y a pendu des sacs à dos…
mais même en tentant de me recroqueviller au sol derrière autres corps
le froid m'a pénétrée, faisant trembler mes os, pendant que j'écoutais, que je trouvais que, même si en semaine nous sommes toujours peu nombreux (une grosse trentaine je pense), la sauce pour ce qui est des échanges prend, s'évade des fumées utopiques, ne garde du rêve que ce qui peut s'ancrer dans le présent, refuse l'emballement aveugle sur ce que sommes
découvre que lycéens et étudiants peinent à mobiliser – outre l'opposition des directions à affronter – note deux rendez-vous auxquels je ne pourrais aller (obligations ou distance)
donne une petite liste de lectures et vidéos... et, parce que vraiment n'en pouvais plus, rapatrie misérablement petite vieille au bout d'un peu plus de deux heures

3 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les vacances font tort aux rassemblements... prévoir (pour les uns) de les interdire ou (pour les autres) de les multiplier !

brigitte celerier a dit…

si j'ai bien compris ils ne sont plus en vacance mais peinent à se mobiliser (résignés ?) bon là c'était à propos d'un collège, ceux qui ont perdu espoir, mais d'api!s un étudiant qui est en contact avec d'autres villes, contrairement à ce que montrent les journaux c'est finalement assez général même dans les villes dont on parle comme Rennes, les élèves militants s'en plaignent comme de la pression plus grande que d'habitude de l'administration)

Gérard a dit…

Nuit deux bouts...il semblerai que nous sommes au deuxième.