samedi, mai 07, 2016

les roses de ce jour

J'avais envie de me rendre le coeur léger et en joie.. ai pensé aux roses, me suis souvenue d'années, surtout une, lorsqu'aux roses avaient été mêlées des plantes aromatiques, où le cloître se changeait en un écrin de parfum et de beauté.
M'en suis allée sous un ciel bleu, qui à cette heure n'avait pas encore tout son éclat, dans une belle lumière.. il n'y avait que quelques fins signes blancs, légers, qui dessinaient dans le ciel les courbes voulues par le vent.
Une courte attente, marcher sur la scène de la cour d'honneur (mais les gradins ne sont pas encore montés)
pénétrer sous la voute et déboucher dans le cloître... et ce fut la déception, injuste, sans doute, corrigée par le sourire de certaines roses, par des échanges détendus avec autres admirateurs ou photographes, y compris pour confirmer cette déception et décrire avec lyrisme les souvenirs passés.. déception parce qu'il y avait beaucoup moins de rosiers, ou il semblait y en avoir beaucoup moins (y compris moins de pots pressés autour des stands des rosiéristes dans les galeries), parce que la présentation, ces quatre croisillons plantés aux quatre coins, était moins «jardin» que les habituelles grandes pyramides, plus ou moins réussies selon les années, dressées au centre d'un faux jardin découpant des allées entre les triangles de gazon bordés de rose, parce que manquait la bordure se chauffant le long du mur aveugle, parce que surtout les roses étaient seules (ai connu une année avec quelques hortensias, l'année des plantes aromatiques, l'année des orchidées..) au lieu d'être accompagnées par une petite cour les faisant ressortir, et parce que.. mais cela devrait s'arranger, les roses dans leur grande majorité n'étaient pas écloses.
Elles étaient belles, mais presque sévèrement installées, nombreuses mais l'impression était d'une certaine sécheresse.. et pensais au Paradou, à Zola, , au jardin de Plassans, celui de la faute de l'abbé Mouret, en moins explosif et dangereux bien sûr – même s'il ne le serait guère pour une petite vieille -, mais un jardin de tous les délices, un jardin pour les yeux, le nez et les paumes, un Paradou pas totalement redevenu sauvage où les roses seraient vedettes
et comme malgré tout avais finalement trop de photos, les ai réunies en une petite vidéo, accompagnées de quelques unes des phrases disant le Paradou
Il n'y avait pas de rose dans le grand tinel, juste des guirlandes de roses crochetées dans la galerie haute du cloître, mais cette surprise agréable...
pour sortir nous n'avions plus besoin de suivre rapidement le flot des visiteurs du palais à travers les différents escaliers, les méandres de la bouteillerie et de la boutique de souvenirs, pour déboucher derrière le palais.. mais, par un ascenseur – j'ai grimacé ma légère déception à mon image – nous débouchions à l'entrée du Centre de Congrès, sur la place... à côté de la file d'attente, nettement plus importante à cette heure là.
Et ma foi les rosiers de la rue Saint Agricol était plus épanouis que ceux du Palais.


9 commentaires:

Sauvage Marlen a dit…

Je comprends mieux le manque de fer ! C'était la déception des roses !!!

brigitte celerier a dit…

plus une bagarre évier, plus des comptes pas folichons
bon c'était un jour comme ça.. demander aux roses d'amé"liorer c'était trop pour elles - enfin ça passe comme toujours

Hue Lanlan a dit…

magnifiques roses, en couleurs, en mots, en parfums

Françoise Dumon a dit…

C'est vrai que la déception vient souvent de ce qu'elles ne sont pas très ouvertes. Mais cela reste une bien belle promenade, pour les yeux et pour le nez aussi.Pour ce que j'en ai vu le travail de crochetage est un peu décevant.

brigitte celerier a dit…

vraiment un peu tristounet (présentation) en pensant aux éditions précédentes
et puis regret (même si pour mes finances souffreteuses c'est un bien) que les rosiéristes n'aient pas offert une rose à une oeuvre pour être mise en vente, mes deux rosiers resteront seuls - et le plus beau et plus vieux amble n'en plus pouvoir..

Dominique Hasselmann a dit…

Si la cour d'honneur refleurit bientôt avec ses gradins comme bourgeons, "ça va mieux, comme dirait un penseur politique !

Claudine a dit…

ici ce sont les asperges allemandes (les meilleures) qui semblent en retard sur la saison

brigitte celerier a dit…

et pour la première fois il y aura une dalle sous les gradins (on se tordra moins les pieds)

Arlette A a dit…

C'était quand même pas mal ... tes photos en boutons à peine éclos