jeudi, mai 12, 2016

temps à l'unisson

rien de nouveau dans le climat politique ou social, juste quelques pas de plus dans l'irrémédiable destruction, qui concerne également ceux qui point n'y pensent... ont raison, rien n'y pouvons
ai mené ma petite vie - avant de passer à la banque, suis allée, dans l'humidité suspendue, vers les remparts jeter verres, papiers et autresn bien soigneusement triés, suis pleine de bonne volonté... enfin la plupart du temps, enfin quand j'y pense, enfin quand ça demande un peu d'attention et que je trouve ça gratifiant, enfin quand l'ado en quête de petites transgressions ne se réveille pas dans vieille carcasse
les fleurs se recroquevillaient,
la relève des pigeons sentinelles se faisait dans le calme… 
suis partie vers la ville, ai retrouvé leurs frères qui, indifférents aux petites, fines gouttes sempiternelles lissant d'une fine pellicule d'eau le sol, les plumes, les cheveux, les étoffes, cherchaient leur pitance.
Ai senti une vraie goutte, ai ouvert le vieux parapluie que j'avais ressorti pour le plaisir du bleu et des fleurs, le tenais devant moi pour égayer la vue
et comme les nuages s'amincissaient provisoirement, comme une idée de sécheresse perçait, les corolles se sont ouvertes...
et puis le jour est passé.

7 commentaires:

Arlette A a dit…

Fleurs de tissus , fleurs de papier Fleurs d'illusions
L'"ado" garde ses rêves

brigitte celerier a dit…

se cramponne à ses rêves..

Dominique Hasselmann a dit…

Jolie, cette photo avec le parapluie en premier plan. La pluie devrait durer plus longtemps !

brigitte celerier a dit…

euh... tenu ainsi la protection a un côté légèrement symbolique - c'était plus humidité que pluie

Marie-christine Grimard a dit…

Pourtant le ciel est bleu sous votre parapluie si joli !

Arlette A a dit…

Au fait pratique ... Bravo pour tenir et parapluie et appareil photo

brigitte celerier a dit…

aime l'acrobatie sans danger