samedi, juillet 16, 2016

Avignon – festival – jour 10 – mistral, marché – mistral, théâtre des halles – mistral Boulbon suite à venir

Le bruit du mistral rodant au dessus de la cour, la fatigue, penser au froid et à la nuit à Boulbon, chercher en esprit vêtements, à portée rapidement, pour ralentir la congélation et puis tout d'un coup se souvenir de cette nouvelle (Nice) sur laquelle me suis endormie et me reprocher mon égoïsme – être tentée de remettre tête sous couette et en rester là, à suivre l'actualité,  pour le jour...
mais automatiquement se vêtir, prendre couffin, aller aux remparts jeter poubelle, le vent est légèrement tombée, le ciel radieux.. penser on ne peut abandonner les compagnies (hypocrisie, d'autant que pas de force pour le off à ma grande honte) s'avouer aussi, plus honnêtement que les deux spectacles du jour me tentent et que je crains surtout de ne pas tenir le coup, l'épuisement a tendance à repointer son nez.

Sourire aux claques froides quand fais face au vent, et poursuivre dans les rues presque totalement dépouillées de leurs affiches, presque totalement vides (à vrai dire il n'était pas tout à fait dix heures du matin)
halles quasi vides, ne pas remplir complètement couffin parce que deux litres d'huile, un kilo de patates pèsent déjà passablement, 
s'offrir des galettes de pommes de terre et deux filets de rouget pour le dîner un peu avant cinq heures du matin, quelques légumes et fruits 
et rentrer entre plages de soleil et souffle brutal (la banderole au dessus de l'entrée des halles a été repliée énergiquement par les rafales de la nuit)
Rangement, cuisine, tenter de grapiller repos mais en refusant sieste 
et m'en aller vers le théâtre des halles, 
attendre dans le jardin, avant un de ces petits spectacles précieux donnés dans la chapelle
une trop bruyante solitude d'après le livre de Hrabal, lu et aimé il y a très longtemps, dans une mise en scène de Laurent Fréchuret (également auteur de l'adaptation), une belle interprétation de Thierry Gibault – et compte tenu du peu de temps, parce que là j'ai une demi heure pour mettre ceci, me changer, vérifier sac et repartir... dirais simplement que tout bon c'était, et reprends la bande annonce trouvée sur le site du théâtre
retour donc vers l'antre, entasser frusques, avoir trop chaud en prévision du mistral dans la carrière au petit matin, même s'il a bien molli, penser que j'ai copié, sans le lire plus loin que la première phrase enthousiaste (j'ai assisté à la naissance d'un bébé magnifique, terrifiant et tout simple, le "Karamazov" de Jean Bellorini, à la Carrière Boulbon), l'avis, trouvé sur Facebook, d'André Markowicz après avoir assisté à ces Karamasov que vais voir, en renforcer le désir qui me pousse et partir vers les navettes pour la carrière de Boulbon (idiote n'ai pas acheté mon billet, mais à vrai dire n'ai guère d'inquiétude..)
En fait j'aurais pu en avoir, parce que j'ai failli ne pas trouver la navette dont le point de départ a été déplacé.
Boulbon donc avec quelques accalmies et de fortes rafales…
un spectacle dont là, maintenant, à 4 heures 16, dégelant et affamée, je me sens incapable de parler… (photo Christophe Raynaud de Lage)
Tenterai sans doute dans la matinée.

6 commentaires:

Claudine a dit…

Bonne nuit bien au chaud

Marie-christine Grimard a dit…

Admiration pour votre forme de marathonienne !

Arlette A a dit…

La vie est là et reprend son cours ai suivi le reportage sur FC du Karamazov et me doutais que tu irais Quel courage !! Bravo

jeandler a dit…

Une épreuve marathonienne. L'important n'est-il pas de participer ?

Dominique Hasselmann a dit…

L'énergie vous tient : j'imagine une pièce de théâtre sur vos déambulations... (je ne suis jamais allé à la carrière où nos aînés ne sont plus).

brigitte celerier a dit…

euh suis pas s vaillante et forte les amis (et l'ai bien vu dans la bousculade de la fin pour les navettes, ai failli tomber et heureusement une navette est revenue pour les laisser pour compte)
et là bien incapable de parler du spectacle (si dense et hors canons habituels que je crois ne pas être la seule) me rendors