mardi, juillet 26, 2016

Avignon – festival – jour 20 – tout doux, tout doux et les coquilles de moules

La ville vit doucement les derniers jours du off, sans plus guère de distributeurs de tract, avec les affiches qui ont résisté, sans parade, du moins le matin, mais avec semble-t-il encore quelques spectateurs pour les troupes, majoritaires, qui continuent à jouer.

Brigetoun en un petit circuit utilitaire ce lundi matin par les rues et sous la garde, juste aperçue, de ses bons anges.
Rien, rien, quelques lectures, écoutes, et complexes en résultant... et puis, en fin de journée, départ vers les Ateliers d'Amphoux, à temps pour que ma réservation soit valable.. 
tellement à temps que je m'étais trompée et qu'en fait j'avais une demie-heure d'avance.. alors, comme je n'ai pas, cette année, je l'ai réalisé tout d'un coup, affronté la foule de la rue des Teinturiers, j'ai joué les touristes dans la tranquille effervescence du quartier (prenant moult photos, la plupart jetable sans hésitation, pour distraire carcasse qui se souvenait qu'elle était à bout)
avant de rejoindre la rue d'Amphoux, ses deux théâtres, une certaine amabilité bonhomme, pour attendre un moment avant d'assister à Ecoutez grincer les coquilles de moules interprété par Geneviève Koechlin.
Une présentation du spectacle
et la vidéo sur laquelle j'étais tombée début juillet et qui, d'instinct, m'avait donné désir de voir cette pièce (sans pourtant que je n'en ai entendu parler ni cette année, ni l'année dernière puisqu'elle se jouait déjà, dans un autre théâtre.. autres vidéos mais ça suffit, non?)
alors, un peu gênée au tout début par une voix qui me semblait plus acidulée que sur la vidéo, une gentille féminité qui outrepassait l'ironie, je dois dire que cette évocation de la famille passée de l'est à l'ouest (hommage discret à la mère), du père qui réussit, qui a un peu honte de sa mère et de sa femme, et de son désir d'une vraie-famille-unie, la pudeur, les détours comiques pour dire la tyrannie, et puis ce décalage, ce retard, la famille, enfants et mères, redevenue avec jubilation de vrais sauvages jusqu'à l'aveu de la mère.. ce n'est pas un spectacle inoubliable, mais c'est une belle réussite.
Et, sans autre désir, suis rentrée benoîtement dans l'antre.

7 commentaires:

jeandler a dit…

Jouer les touristes dans cette bonne ville, rien que pour le plaisir de prendre un autre rôle...Un personnage en quête d'une scène.

brigitte celerier a dit…

ce serait une scène un peu misérable pour théâtre fermé
(ai toujours un moral de conquérante le matin)

ana nb a dit…

première lecture du matin, belles vos photos !

brigitte celerier a dit…

merci
parfois un rien floues comme moi (sourire)

Dominique Hasselmann a dit…

je n'aurais pas pu applaudir aujourd'hui ni sûrement encore pendant quelques jours...

Arlette A a dit…

Cela sent la fin et une certaine lassitude ai lu un extrait d'un off mais tu ne l'as pas signalé ( Temps mort ) je crois
"Benoîtement " J'aime

brigitte celerier a dit…

il y avait plus de 1200 sepetacles dans le of, même si certains sont finis avant la date