mercredi, juillet 06, 2016

calme, presque

prendre couffin en main, cotillon court et souliers pas plats mais stables, regarder ciel, lui trouver mine un peu palote, l'encourager à liquider rapidement sa petite lassitude (nous a en effet donné petite averse, juste pour saluer le 49-3) et à retrouver pureté pour la parade demain après-midi (le moment – avec certaines manifs - où j'arrive à oublier mon très honteux recul crispé dans une foule) et surtout pour la bonne place que j'ai obtenue pour le soir, la cour d'honneur, les damnés, Ivo Van Hove – un souvenir mitigé à corriger éventuellement, puisque réserve due à l'idéologie de Ayn Rand - et la Comédie Française (pour mardi je lui autorise humeur médiocre le matin et en début de soirée, mais pas le soir, le déluge sur le cloître des carmes l'ai trop connu)
et m'en suis allée esprit partagé entre la lutte contre carcasse qui me fait des misères bien gênantes depuis plusieurs jours, et la résolution de trouver nourritures faciles à conserver autant que possible, une semaine pour le frais, le mois pour le reste…
Rencontré sur mon chemin un chariot, puis les deux ou trois premiers groupes s'activant… 
Peu de monde aux halles, couffin et sac chargés à peu près sagement (juste deux poires un rien trop mures) sauf pour le poids..
Et sur le chemin du retour, avancer entre les affairés (un rien handicapée pour les photographier, tant mieux, mais j'en avais envie) avec des arrêts pour reposer mes bras et plaisanter un peu jaune sur l'avenir des affiches, étant donné la résolution affichée par la mairie d'arriver peu à peu à les remplacer par des moyens plus modernes (?) même si cette intention n'est plus en une du site du festival off

ma petite rage intérieure qui m'a poussée à renouer un peu trop avec les cigares, révolte minuscule contre la tendance des autorités à nous régenter faute d'améliorer le sort des plus faibles ou même des un peu moins, à vouloir un monde bien en ordre et hygiénique.

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

la chasse aux affiches précède peut-être la chasse aux idées ?

Avec une maire de cet acabit, on peut s'attendre à tout : un jour il faudrait que quelqu'un la "mette en scène" pour lui offrir, à l'occasion du festival, un miroir à reflet enfin national !

Claudine a dit…

toujours gai de voir cette jeunesse grimpante si motivée

brigitte celerier a dit…

bon je l'ai bien aimée.. alors je veux croire encore, et plaider d'une part pour ce que certains voudraient qu'elle fasse le fait qu'elle ne préside pas le grand Avignon et que tout ne dépend pas d'elle, d'autre part pour certaines mesures comme celle ci la possible influence des conseillers municipaux écolos
(ceci dit il semble que la levée de bouclier les ai fait reculer :-) on verra bien

brigitte celerier a dit…

oui Claudine, j'aime bien (ceci dit parmi eux se glissent quelques forts gaillards un peu plus âgés que moi, les seniors aussi ont besoin de petit boulot)

Claude Enuset a dit…

Tant sué à les accrocher partout et n'importe où ces affiches, du temps où l'énergie donnée à sa promotion prenait le pas sur celle donnée à la création

Godart a dit…

Merci pour cette petite promenade, ne serait-ce que pour les chats de gouttière.

brigitte celerier a dit…

là, pour les gouttières c'est la dépose rapide assurée ou à peu près… vaux mieux les façades, les boutiques fermées, entre les arbres, sur les lampadaires (la base) ou les grilles