lundi, septembre 19, 2016

Toisée par le patrimoine

le temps était gris
et j'étais tristounette
vrai, ne m'aimais pas
et puis comme réagir je voulais, comme le gris frémissait vers du blanc opalin, ai mis veston, ai pris mon appareil, suis partie dans la ville, me suis tordue les pieds en regardant en l'air, me suis battue parce qu'à contre-jour ne voyais rien, ai supprimé des photos, ai marché sans but puis à nouveau avec une idée, ai massacré des images,

en ai bricolé une mini-vidéo parce que celles que j'ai sauvées, à tort ou à raison, étaient trop nombreuses.

7 commentaires:

annaj a dit…

bien joué, contre son manque d'amour de soi, des actions pour nous autres

brigitte celerier a dit…

ça c'est vraiment une trop gentille façon de voir les choses (sourire et merci)

jeandler a dit…

Joli bestiaire de pierre apaisé.

brigitte celerier a dit…

oui ne peuvent plus grand chose...

Dominique Hasselmann a dit…

Le patrimoine peut se prendre avec distance, en zoomant, les statues (qui meurent aussi...) peuvent sourire : il y aussi un patrimoine de l'image.

brigitte celerier a dit…

il y a une des têtes qui appartient à un hôtel particulier (l'un des plus beaux) qui meurt lentement (vient de perdre un balcon) sous nos yeux navrés...

Godart a dit…

Ne pas s'aimer (momentanément),errer sans but, être dans une humeur détestable de soi, tel un fil invisible reliant tous ses états de faits sans arriver à en trouver l'origine. Heureusement, il y a les nuits qui portent conseils et les rêves qui comme par enchantement remettent tout à l'endroit.