samedi, octobre 15, 2016

Pluie et maisons, et russes dans la nuit

Réveil au sein d'un orage, et très piètre envie, après une petite heure d'échanges habituels, lectures, plaisir etc... sur internet pendant que des flots s'abattaient dans la cour, grande envie de retourner m'enfouir sous les draps et de rabattre les couettes (oui suis frileuse en hiver m'en faut deux) sur mon nez.
Lutter contre, décider de rester calfeutrée, m'asseoir pour enregistrer pour http://brigetoun.wordpress.com un passage des Eclats d'Amérique d'Olivier Hodasava sur lequel j'étais tombée dans la nuit, comme un clin d'oeil parce qu'il me semblait répondre assez parfaitement au dernier atelier d'été de François Bon, celui qui doit devenir un livre.
Et dans l'après-midi, pendant que se succédaient averses, quasi sécheresse, calmes ondées, ai vaqué, nettoyé, repassé comme pouvais - pas douée mais pleine de bonne volonté - et pour le rangement ai déployé une force que je n'ai pas, jusqu'à me retrouver tremblante et migraineuse et prendre petites plages de repos, pendant lesquelles me suis amusée à me promener en France sur street view pour capter, un peu au hasard des maisons, et à bricoler une vidéo évoquant en quelques mots, très sommairement, les dix premiers textes (nous sommes - enfin moi pas tellement, n'en avais que deux, et faciles - en pleines relectures et échanges)

Et puis le ciel a légèrement diminué sa pression sur la ville, 
et dans le début de nuit je suis montée vers l'opéra pour le premier concert symphonique de la saison, consacré aux russes et au dix-neuvième siècle (dommage je les préfère au vingtième)
avec, et là j'avoue que j'ai un petit faible pour lui, pour sa bonhomie, ses syncopes et cette impression qu'il garde toujours un sourire même dans les moments d'ampleur, une nuit sur le Mont-Chauve de Moussorgski, avec ces violons qui ne sont jamais grande nappe mais clapot scintillant.
et puis une bonne interprétation (j'avoue) grâce au chef, à l'orchestre qui avait été amplifié pour ce soir et surtout au soliste, Alexander Ghidin, le concerto pour piano n° 1 de Tchaïkovski, célèbre, mais à mes oreilles, à mon goût, vraiment trop grande machine, et grande machine trop souvent entendue. Mais comme il y avait de l'esprit, de la vie, dans son jeu et pas seulement de l'effet, je prends plutôt, pour marquer le souvenir de cette soirée, hors sujet mais tant pis, la première partie de la sonate pathétique de Beethoven.
Après l'entracte, découverte – surprise relativement agréable surprise, mais en restant dans les grands effets – de la première symphonie de Borodine
et retour dans une douceur, relative, très, mais fort agréable.

7 commentaires:

D. Hasselmann a dit…

Si je comprends bien, vous avez écrit un cinquante-neuvième texte... ?

Hue Lanlan a dit…

quelle belle présentation des maisons !

brigitte celerier a dit…

Dominique : oh que non ? j'ai fait joujou un peu (vraiment crevée après avoir hissé housses en équilibre un pied sur une chaise et frotté le sol derrière un meuble… je récupérais)

Marie-christine Grimard a dit…

Espérons tous le retour de la douceur mais l'hiver semble s'annoncer en fanfare !
Merci pour ces partages en mots, photos et videos...

brigitte celerier a dit…

Marie Christine merci à vous.. vous souhaite beau temps - réveil très tardif et éternuant (suis ma propre fanfare)

Arlette A a dit…

En passant l'autre jour devant l'opéra dans ta ville , je pensais ta chance d'accéder à pied à toutes sortes de plaisirs sans être obligée de prendre un bus ou voiture
Merci des partages

brigitte celerier a dit…

heureusement Arlette parce que les bus en tout cas vers l'extra muros sont plutôt rares et que je comprends mal leurs trajets (consulter chaque fois avant trajets (en essayant de deviner à quoi correspondent les noms des stations et horaires - pour certains endroits aux heures les plus actives 2 par heure)