samedi, octobre 01, 2016

Poser douceur bleue ou rose sur le monde

trouver en sortant un ciel d'un bleu très clair que des nuages hésitants envahissaient avec une douceur vague, hésitant, refluant, revenant
et un air tiède qui cesse, je pense définitivement, au moins pour quelques mois, à flirter avec les 30 degrés.

Puisque rien ne pouvons sauf demander pour eux au moins le respect, y couler, dans cette douceur, sans que cela améliore réellement les choses - le ciel n'y peut mais -, la détresse, l'écoeurement devant le gâchis humain, les égoïsmes souvent compréhensibles, la démagogie, l'arrogance sans excuse, les faux semblants de nos gouvernements, et surtout le poids impardonnable que font peser sur le monde une minorité grotesquement riche, après avoir regardé, m'interrompant de temps en temps pour découvrir ce que m'offraient les blogs amis, un documentaire sur les aventureux comme ils se nomment, les immigrés clandestins, leur épreuves, leurs projets et espoirs que leurs yeux démentent, et nos involontaires et insupportables responsabilités impuissantes https://youtu.be/PywPA8yjVzQ
et comme j'étais entre nez dans des livres, et attention distraite à des débats, pour continuer à mettre douceur sur paumée, reprend le rose d'un portrait flamand, et du portrait imaginaire que j'en avais tiré et qu'ont publié les cosaques des frontières https://lescosaquesdesfrontieres.com
Lisse et rose
Elle était calme, impassible, mains sages et visage offert et fermé, visage rosé comme un délicate pétale, mais sans l'éclat de la rose, plutôt d'une églantine. Une églantine qui aurait été retouchée, dont le teint aurait été, par une méthode inconnue, rehaussé sur les joues, un pétale d'églantine éternisé sous une très fine plaque de verre.
Elle était quiète, épaules relâchées, mains posées dans son giron, tête souplement droite, fines lèvres esquissant un sourire et paupières légèrement baissées sur le regard.
Elle ne manifestait rien d'autre que sa présence, simplement. Elle était maîtrise, conscience de soi, de sa place, de sa lignée, sans arrogance ni timidité. Elle était affirmation.
Elle était ferme comme un joli caillou.
Elle aurait pu faire naître un agacement, un début d'agressivité, s'il n'y avait eu cette douceur, la sensation qu'un esprit était là, mystérieux à force de réserve, de retenue, dans ce corps lisse.
Et peu à peu venait un désir de la voir sortir de ses gestes, ses attitudes, ses courtes phrases, conventionnelles.
L'envie de faire partie des rares élus autorisés à savoir ce qui était derrière ce sourire mince, cette justesse, ces vêtements à la sobriété raffinée.
L'envie peut-être de lui découvrir une fêlure, de pouvoir s'y infiltrer, de toucher son esprit, de lui devenir nécessaire.


Sur un portrait attribué à Holbein le jeune – Musée de La Haye

6 commentaires:

annaj a dit…

très belle entrée dans la matière de ce superbe tableau ***

brigitte celerier a dit…

et grand merci à vous Anna

jeandler a dit…

Une craquelure dans un visage tel un nuage incongru dans un ciel bleu.

brigitte celerier a dit…

l'âge mon cher, l'âge

Dominique Hasselmann a dit…

Les constellations, derrière elle, comme attrapées au vol...

brigitte celerier a dit…

le les avais pas remarquées
je suppose qu'elles n'ont rien à voir avec le jeune Holbein, c'est la petite touche née du lustre pendu au centre de la salle, du vernis du tableau, et de mon appareil