lundi, octobre 10, 2016

S'arrêter pour voir

dessin sur la rue
bouillie de plumes et de sang
la mort du pigeon

écrasé au sol
magma rouge, noir et blanc
la vie massacrée

Ami mon compaing de petits piétinements je t'ai dépassé
Je t'ai dépassé, comme tous sans regarder, mais suis revenue
Mais suis revenue, arrêtée devant ta mort, sa brutalité
Ami mon compaing, j'ai envie de t'engueuler, comment as-tu fait ?
Comment as-tu fait, pour oublier le danger, une aile blessée ?
Une aile blessée, une ivresse ou ton âge ? Ami suis navrée.
Petite tête, toi et ton ventre obstiné, te voilà déchet.

11 commentaires:

Claudine a dit…

ici c'était un sanglier le long de la route, bel animal couché comme s'il dormait

brigitte celerier a dit…

là je pense que la voiture avait davantage souffert

annaj a dit…

complainte du compaing , celui dont on partage la peine

chri a dit…

Oraison sensible.

Dominique Hasselmann a dit…

Une nature morte.

J'ai repensé au film de Samuel Fuller : "Un pigeon mort dans Beethoven Street"...

brigitte celerier a dit…

là ce n'était que rue des Fourbisseurs (pas mal comme nom aussi)

jeandler a dit…

Rembrandt ou Bacon
si tu préfères, Soutine
sur le bitume abandonné

Godart a dit…

L'humanité se niche partout.

brigitte celerier a dit…

la vie et la mort aussi

tanette2 a dit…

Ici c'est un rouge-gorge qui s'est fracassé contre la baie vitrée...trompé, il se croyait dans le jardin...

brigitte celerier a dit…

eu un pigeon comme ça à Paris (des trucs cassés dans son et mon affolements mais a fini par trouver la sortie)