dimanche, octobre 09, 2016

Dimanche des halles d'Avignon en Espagne en passant par les Abruzzes


jour tout aussi éblouissant qu'hier, mais marche plus assurée sur les dalles (malgré glissades sur des pièges)

ai pu garnir, mon couffin, et même choisir, dans les huiles, le poids de la grosse bouteille plastique de trois litres d'une huile portugaise (bonne et très nettement moins chère que celles des Beaux, de Nyons, ou, à plus forte raison sarde, en y ajoutant fromages, 
légumes, pommes, poires, poisson, (pas ceux là) avec modération
et puis sur le chemin de retour il y avait des occasions de petites stations, la tiédeur du soleil sur mon dos et des musiciens place Pie
des stands de l'Université en l'honneur de la journée de la science sur la place de l'horloge.
Sagement – et puis par peu d'envie de m'agréger à un groupe – ai négligé un parcours à la suite d'un artiste dans les rues d'Avignon, suis restée tranquillement, regardant/écoutant, cela correspondait à mon envie d'engagement dans le monde réel et virtuel, et c'est un opéra/opérette qu'aime particulièrement (ah les faux mendiants!) chez Offenbach, cela change des plus attendus, les brigands
ai finalement (de nouveau très envie d'arrêter d'encombrer le web un tout, tout, tout petit peu plus qu'il n'est) préparé ces quelques mots et photos, avant de mettre robe, veston, et 
de m'en aller vers l'opéra, restant en Espagne (bon les brigands c'est l'Italie mais la princesse est espagnole, qualité qui est chantée, et rechantée, avec un rien de caricature bonhomme), pour entendre un récital sol y sombra de Béatrice Uria-Monzon, et Jean-Maric Bouget (piano) Christophe Guiot (vilon) et Jean Ferry (violoncelle) chantant, jouant des musiques espagnoles plus authentiques (à une exception près)
avec
en première partie
pour commencer le coucou dans la volière, Bizet avec un extrait de l'ouverture de Carmen, et après l'arrivée de Béatrice Uria-Monzon, de sa grande robe rouge et de ses breloques d'oreille, de son attitude simple, sans afféterie, et de sa voix gourmande, la habanera
et puis deux compositeurs connus de moi (mais pas ces morceaux sauf un) et d'un à découvrir : Granados avec trois beaux airs chantés, suivis de la maja y el ruisenor au royaule de symbolisme, au piano, et revenant au chant à la maja dolorosa très beau comme son titre l'indique
Manuel de Falla avec deux chansons (aimé surtout la seconde segedilla murciana), un beau solo du violoncelle, une jota pleine d'entrain (capacité de la chanteuse d'affronter victorieusement mais sans que l'harmonie cesse, la rapidité, la virtuosité, les airs à effet et les méditations plus intérieures) et une danse espagnole séduisante (piano et violoncelle)
et l'inconnu de moi Jésus Guridi (passé par Bibao, Paris, Bruxelles et Cologne, et y faisant son miel pour revenir en Espagne écrire de la musique basque et des zarzuelas, en plus de la musique de chambre) avec trois airs (surtout aimé le second no quiero tu avellanas)
retour à Bizet pour la chanson bohème très applaudie et entracte
je crois que j'ai préféré la seconde partie, où presque tous les airs, méditatifs, à effets, ou joignant virtuosité et bonne humeur, m'ont séduite,
avec, surtout Turina, le bon trio qui ouvrait la séquence, et les trois très beaux airs (peut-être à mon goût ce qu'elle a donné de meilleur) du Poema en forma de canciones profondeur, simplicité savante, saveur de la voix
et quatre compositeurs que je découvrais
Fernando Obradors (né à Barcelone, carrière à Las Palmas) avec six belles chansons (ma préférée el vito)
Edouard Tolera avec cuaderno un air pour violon
Ruperto Chapi (enfant prodige qui persévéra, compositeur surtout, semble-t-il de zarzuelas) avec une très virtuose la hija del Zebedeo
et pour finir le père, un peu plus vieux, Francesco Asenjo Barbieri considéré parait-il comme le père de la zarzuela avec deux longs airs, mêlant virtuosité, effets, et humour que les quatre musiciens réunis interprétaient avec un plaisir évident et beaucoup de brio (mais sans épate)
Je n'ai trouvé que des vidéos de Carmen dont :
et ça tombait bien puisque c'est justement ce qu'ils nous ont donné en bis

public de bonne humeur et retour dans petit vent naissant.

12 commentaires:

Claudine a dit…

Provision de bonnes et belles choses

Dominique Hasselmann a dit…

Un opéra et la magie opéra...

Marie-christine Grimard a dit…

Nourritures terrestres et spirituelles, que demander de plus ? Merci à vous !

annaj a dit…

et à l'aube cueillir votre journée..***

brigitte celerier a dit…

Dominique, j'étais décidée à être terrain favorable.. mais n'ai pas eu à me forcer
et puis j'avais des voisins agréables et contents et ça joue

Marie Christine : pas trop intellectuelles mes nourritures, pas trop envie de "penser" en ce moment

brigitte celerier a dit…

Anna, merci à vous
vais essayer d'avoir un oeil aussi favorable sur mes journées

jeandler a dit…

L'opéra, la lumière,
ne nous plaignons pas.
L'hiver n'y suffira pas.

Godart a dit…

Désir et imprévu font parfois bon ménage. Improviser sa journée n'est pas une mauvaise idée.

brigitte celerier a dit…

devrais essayer, parce que là :
halles c'était nécessité
et concert, tous mes billets pour la saison sont achetés (ai plus de sous du coup - sourire)

Hue Lanlan a dit…

régals en tous genres

brigitte celerier a dit…

tant que peux, et juste un peu au delà parfois...

Arlette A a dit…

Délicieux ce tour de marché et la saison des spectacles commence Tiens bien la corde ! Régal en perspective Merci d'avance !!