dimanche, novembre 13, 2016

Pour marquer le jour musique dans la grande chapelle

Me sens de plus en plus hors internet, aimerais ne garder que Paumée comme un éphéméride de la petite vieille, pour moi.. et passer de temps en temps en silence lire des auteurs – désarroi un peu ce matin, corrigé en mettant les mains, avec des gants tout de même, dans le produit pour l'argenterie (pas eu courage pour le cuivre) et puis en baignant dans la cire pour le plaisir et chasser ce parfum atroce sous celui du miel.. me suis énervée sur les vitres sans résultat satisfaisant comme toujours, 
et en même temps écoutais pour accompagner ces tâches et me souvenir du concert prévu dans la nuit, ce que je trouvais, qui n'était pas au programme de ce concert (musique à la cour des papes au XIVème siècle, donné dans la grande chapelle du palais) mais qui était interprété par l'ensemble Diabolicus in musica
pour une polyphonie parisienne du XIIIème siècle pour voix d'hommes
et puis plus ancien (XIIème) avec ajout de voix de femme, une chanson

ai écouté aussi un duo féminin – (Gloria Suscipe Trinitas de Johannes Ciconia – 14ème siècle) etc... le «moyen-âge» représentant plusieurs siècles, et pour chacune plusieurs sortes ou étages de musique.
Départ dans la nuit fraîche, bien fraîche, vers le palais (pour une fois sans le charme du petit cloître comme pour les habituels concerts dans le tinnel), avec l'entrée par la porte principale, une petite atmosphère de fête discrète, de courtoisie,
la montée du grand escalier, vers la très grande chapelle qui s'offre l'espace luxueux qui va à Clément VI,

chapelle dont notre petite assemblée d'une soixantaine ou un peu plus de personne n'occupait qu'une partie, le reste de la nef étant occupée par les panneaux montrant l'aspect du palais avant restauration.
achever la petite lutte avec ma gorge qui, quiète depuis le matin, avait petit désir de se manifester, et l'arrivée du groupe de chanteur retenu pour ce concert deux ténors Raphaël Boulay et Olivier Germond, deux barytons Jérémie Acache et Romain Bockler, un baryton-basse Emmanuel Vistorry (très belle voix) et une basse Philippe Roche, dirigés pour les messes par le fondateur de l'ensemble Antoine Guerber.
Un lien pour voir chanteurs et avoir détail sur le programme (musique pour la chapelle des papes au XIVe siècle - ci-dessous) http://www.palais-des-papes.com/fr/content/ensemble-diabolus-musica
une messe – à 3 voix :
- Kyrie (Guymont) un Kyrie extraordinaire avec des audaces, des petits tressautements des voix, des oppositions – Gloria et Venerus Homo Deus – Credo – Sanctus – Agnus Dei
des motets (pour certains, entre autres le très grave et beau premier, les chanteurs (composition et nombre variant d'une pièce à l'autre) s'installaient dans le fond de la nef, à distance pour varier l'acoustisque
- O Philippe/ O Bone Dux - anonyme
- Firmissime/Adesto/Alleluya – Philippe De Vitry
- Deus in adjutorium/Deus in se notus – anonyme
- Ecce sacerdos magnus – anonyme (superbe)
  • Petre clemens/Lugentium – Philippe De Vitry (composé pour Clément VI
et une messe à 4 voix :
Kyrie Ave Desiderii / In partu Mirabilis- Gloria – Credo (Sortes) – Sanctus Sanans fragilia/salva nos – Agnus Dei (Heinricus de libero castro)
Ma gorge s'est retenue pour exploser trois fois pendant les applaudissements (pour une fois je manifestais plus bruyamment mon plaisir)

et l'assemblée s'est égaillée, trouvant plus ou moins rapidement la sortie, heureuse – si ce n'est une dame qui trouvait que cela manquait d'instrument, chose tout de même assez rare pour le chant a capella.

10 commentaires:

Hue Lanlan a dit…

egoïstement, j'aime bien suivre votre éphéméride, belle journée à vous, Brigitte

Marie-christine Grimard a dit…

Merci de partager vos plaisirs avec nous et tant mieux que cette toux s'atténue...
Voilà bien longtemps que je n'ai astiqué mes cuivres !

brigitte celerier a dit…

j'ai reculé devant les étains et les cuivres...

jeandler a dit…

A capella, les mots pour chanter
d'émotion
la gorge nouée.

brigitte celerier a dit…

pas trop nouée de préférence pour le chant (sourire)

Dominique Hasselmann a dit…

grande musique en ces temps noirâtres : une nécessité...

brigitte celerier a dit…

et comme la veille un public de choix

Arlette A a dit…

Beau et grand merci merci de nous inviter a te suivre ici dans cet espace privé et précieux jongler avec internet paraît souvent dérisoire et des petites poses sont necessaires ici c'est différent

Godart a dit…

Ces ombres noires montant l'escalier de pierre, comme une confrérie secrète.

brigitte celerier a dit…

Arlette, grand merci pour ta gentillesse
Godart, le petit club des amateurs de musique ancienne