mardi, décembre 20, 2016

Encore et encore

petite boule grise sur jambes rouges s'en est allée sous ciel de coton gris sur traces bleues – luttions ensemble, plutôt victorieusement, mes yeux ne pleuraient pas faute de pouvoir se blottir au fond de leur orbites, contre le froid.
M'en allait à la recherche d'une montre à consommer sans remord (n'ai pas le fantasme de la Rollex d'ailleurs j'ai nettement laissé passer l'âge, et les montres résistent vaillamment à mon habitude de les porter – quand le fais – à l'intérieur de mon poignet droit mais, pour cela ou autre chose, ont une nette tendance à m'abandonner, rester on ne sait où me laissant partir ou s'en aller se cacher on ne sait où au bout d'une existence commune variant de un à cinq ans) que j'ai trouvée, de bottes pour remplacer celles qui au bout de trois ans d'un usage intensif sur les calades ont des talons que le cuir, parfaitement présentable ailleurs, déserte et un téléphone portable qui, surtout, ne soit pas un smartphone (la batterie de l'actuel lasse des chocs subis quand je laisse tomber mon sac dans lequel je le trimbale, ce qui arrive à peu près une fois tous les trois mois ou un peu plus rarement, ou que je la laisse se décharger tranquillement et l'oublie ainsi, a déclaré forfait et fait des caprices) mais cette restriction était pour la Fnac une exigence inimaginable et la boutique SFR comme les chausseurs – hors un hors de la portée de ma bourse ou deux bien en dessous – étaient fermés puisque nous étions lundi, ma foi tant pis, j'y penserai peut-être une autre fois.
Par contre, désolée, j'ai trouvé des girafes (en plus grand nombre que les images récoltées) dont une, celle d'un groupe d'étudiante, n'avait qu'une jambe accompagnée, dans l'autres vitrines de formes dorées symbolisant le reste de l'animal)
et des santons (suis pleine de variété, mais il fallait bien que je fasse plaisir aux deux vieux appareils reprenant du service)

et puis, tout cool, dans l'antre, me suis cultivée comme on dit. 

11 commentaires:

Claudine a dit…

Tendres giraffes et santons contre violente épique

brigitte celerier a dit…

Claudine, tentation de se réfugier dans l'enfance

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour les santons !

Dominique Hasselmann a dit…

au zoo, je préfère la crèche...

jeandler a dit…

L'enfance en toute innocuité, la meilleure saison de la vie, sans équivoque.

brigitte celerier a dit…

le zoo est plus exotique (les beaux santons anciens on les salut comme de vieilles connaissances)

brigitte celerier a dit…

Pierre, tant que la confiance dans le pouvoir de protection des parents n'a pas volé en éclats

Godart a dit…

Noël un peu fauve avec ces girafes. Cézanne pas loin, Gaughin, Klein......auraient aimé. Pour contrebalancer l'aspect traditionnel des santons de Provence remet " l'église au milieu du village " comme disent les politiques.

Christine Zottele a dit…

drôle cette affluence de girafes à Avignon, la première est très belle... de mon côté je ne vois qu'éléphants...
j'en profite pour vous souhaiter un bon bout d'an Brigitte!

Arlette A a dit…

Et si on ajoutait une girafe dans la suite des rois mages..j'ai bien un chameau

brigitte celerier a dit…

pourquoi pas - d'ailleurs il y en a une qui a été offerte à un pape - bon pour Toulon ça va pas - un bateau qui en aurait ramené une