lundi, février 06, 2017

De la variation du temps, de la politique, de la lecture et de la musique

le laurier vautré
sous le vent de la veille
luit entre ondées
lavage de cheveux, vidéo de l'investiture de Hamon (enfin quand ça marchait), avec plaisir, agacements, accords, distractions et petites désertions... et début de plongée en jubilante attention dans les cinquante (un peu plus) premières pages de Hors du charnier natal de Claro, la façon merveilleuse qu'a Mikloukjo-Maklaï de glisser sur la page du livre qui veut être son histoire, en brèves et rapides séquences, désertant pour laisser la place à l'auteur, ses pensées sur la vie, ses pensées sur ce livre et l'écriture, sa bagarre avec le livre et l'écriture, la saveur de la langue et l'évidence des détours.
Biographie accidentée d’un misanthrope aux semelles de vent, Hors du charnier natal est à la fois un récit à double-fond et une confession rageuse. Entre l’auteur et son sujet, comme entre le marteau et l’enclume, l’écriture s’avance, têtue et coriace, prête à donner autant de coups qu’elle en reçoit. S’engageant dans le récit comme si c’était une partie de roulette russe, Claro lâche le mort pour le vif et retourne sans vergogne l’autofiction contre elle-même.
Et m'en suis allée, sous un ciel dont le blanc s'amenuisait jusqu'à n'être plus qu'un voile léger transpercé de bleu, vers l'opéra et le second concert donné par l'orchestre et François-Frédéric Guy, concert frère du précédent, avec des oeuvres encore un peu plus célèbres...
en première partie Mozart encore avec
le même charmant rondo en ré majeur
et, pour me carrer confortablement dans le plaisir presque familier de l'écoute, cette fois le beau concerto n°20 en ré mineur
ma foi pour le plaisir, au moins aussi bien que ce que j'ai entendu (qui était fort beau) et finalement assez différent, peut-être un peu plus rapide, l'interprétation de Mitsuko Uchida. 
après un entracte calibré sur mon petit cigare (enfin presque) Beethoven et la célébrissime, belle, pleine de grandeur (mais j'avoue que j'ai une préférence pour la 4 et la 8) symphonie n°5
l'allegro con brio initial par Karajan avec le Philarmoniker

9 commentaires:

Claudine a dit…

Même plaisir que devant le Rembrandt que j'ai pu voir à Strasbourg

Dominique Hasselmann a dit…

Un penseur nocturne écoute les échos de la musique au loin...

brigitte celerier a dit…

Claudine des correspondances entre les arts

Dominique, moi j'ai cru qu'il surveillait les enfants qui tournaient avec le manège (fait très pion de temps en temps Corneille)

Arlette A a dit…

Tu es musique en ce moment

Arlette A a dit…

Tu es musique en ce moment

jeandler a dit…

Vautré, certes, mais plus en forme que le mien, ton laurier!

brigitte celerier a dit…

Arlette, devrais entrer dans la danse… un petit festival "les hivernales" mais compte mes sous…

Pierre, il est pourtant un peu monté en graine (ce qui donne prise au vent)

Schulthess Eric a dit…

avez "osé" louper l'hologramme de Mélenchon ? 😉😂😇

brigitte celerier a dit…

j'avais mon content de spectacle pour le jour :-)