lundi, mars 27, 2017

A l'intérieur

réveil tardif pour réaliser que mon retard s'est brusquement augmenté d'une heure...
ciel bleu et grands troupeaux de nuages circulant
envie médiocre de sortir, lavage cheveux, ménage, musique et lunettes à mi-nez plongée dans le dernier numéro de Manière de voir du Monde diplomatique intitulé l'engrenage identitaire en alternance avec de petits tours webs, de petites circulations errances plus ou moins utiles dans l'antre, et la presque totalité du dernier numéro de la Revue Quart-monde, reçu vendredi, un peu plus mince que le dernier, toujours enrichissant.
Lectrice j'étais, sans grand chose à voir avec la petite bonne femme de Titou, mais ma foi l'aime bien, me rajeunit, sait rêver au dessus du texte, et puis était là, à côté de moi, comme, en attente de la lecture sans distractions du soir, de la nuit, une fuite en Egypte de Philippe De Jonckheere, et dans cette attente faisais petites recherches le concernant, relisais la présentation de l'éditeur http://www.inculte.fr/catalogue/une-fuite-en-egypte/, cherchais plus avant...
Dans Désordre, un journal, que Publie.net avait publié (ne figure plus au catalogue et il est dans ma vieille liseuse que je ne peux plus ouvrir - mais j'ai retrouvé quelques pages via google.book https://books.google.fr/books?isbn=2814500112) j'ai trouvé des allusions à l'écriture qui s'est échelonnée sur plusieurs années de ce livre, et j'ai glissé sur toutes les pages disponibles, avant et après celle citée ci-dessous, me souvenant du passage décrivant la tentation de mourir et la difficulté pratique de la chose, qui préfigurait le passage trouvé sur le site du Désordre http://www.desordre.net) :
Samedi 14 février 2004, Une fuite en Egypte
Corrections, peut-être pas ultimes de Veuvage (il faudrait donc chercher auparavant pour trouver l'idée de départ, mais tant pis, de toute façon ce n'était que préfiguration et je ne veux pas que ça interfère trop dans ma lecture), par plaisir je continue de faire quelques rajouts comme ce passage.
je revins à la maison en m'apercevant que je n'avais pas les clefs pour rentrer ; je soupirai ; aux prix d'efforts comiques je parvins à me hisser à la hauteur de la fenêtre de la cuisine et quand je cherchai mon opinel ; c'était un cadeau d'elle ; elle me l'avait offert pour nos promenades en forêt...
et j'en reste là... notant déjà comme une introduction cette irruption des petits côtés pratiques de la vie, de la maladresse qui me séduisent si souvent dans son écriture... Plus loin un dialogue sur la recherche du titre, avant la rencontre avec un tableau, assez mauvais, représentant la famille en fuite dans le livre sacré et l'interrogation d'une des filles...
Bon tout ça c'était avant... me suis promenée un peu aussi dans le Désordre cherchant les passages qui y figurent mais, comme toujours, m'y suis perdue.
Alors maintenant, il est là le livre et il m'attend.. pour cette nuit et les nuits suivantes



7 commentaires:

Claudine a dit…

...ou comment ouvrir l'appétit des passants..

brigitte celerier a dit…

sait-on jamais ?

Dominique Hasselmann a dit…

Qu'il y ait du désordre dans tout cela semble assez logique...

brigitte celerier a dit…

reste très calculé le désordre (et d'ailleurs en première page, avant le texte, Philippe De Jonckheere donne le lien menant directement sur la mosaïque du désordre aux sept ou huit passages reproduits...)

Godart a dit…

" je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit " Arthur Rimbaud.

Jan Doets a dit…

Bonjour, Brigitte, voici Jan D. style nouveau

brigitte celerier a dit…

oui Godart
et grand salut au Jan D style npuveau