vendredi, avril 07, 2017

Chance venue

Matin de colère carcassienne, de légère hébétude,
se forcer : aspirateur, poussière et commander des billets de train pour une petite virée toulonnaise du 19 au 22 – billets choisis, billets payés et nouvelle présentation de la confirmation qui ne prévoit plus qu'une impression chez soi (imprimante remplacée depuis cinq ans par un rayonnage bourré de livres et DVD) ou téléchargement sur le smartphone que n'ai point et ne veux point avoir.
Petite vieille se sent coupable, et avec le fort pessimisme du jour se dit qu'Ils ont dû supprimer les bornes de retrait à la gare... Jurons et puis calme... on verra
Déjeuner, une demi-heure de sieste, carcasse un peu plus calme, je descend l'escalier
et souris à l'arrivée de la chance, ou de sa concrétisation, sous la forme d'un joli petit livre reçu par François Bon et qu'il avait, comme chaque semaine, remis en circulation, en tirant au sort entre les candidats sur l'avant)dernière vidéo Service de Presse (sa chaîne YouTube https://www.youtube.com/channel/UCyhmq2FXs8JxwkFLUgQ2n4w) Nuages de saison, poèmes de Jean-Louis Massot (des Carnets du dessert de lune http://terreaciel.free.fr/) édités par les éditions bleu d'encre http://bleudencreeditions-revue.over-blog.com/2017/03/jean-louis-massot-nuages-de-saison.html
ai jeté mes ordures et l'enveloppe aux remparts,
et m'en suis allée clopin-clopant le long de la rue Joseph Vernet,
m'arrêtant deux ou trois fois pour sortir le livre de mon sac, découvrir les photos d'Olivia HB, lire un poème
Le ciel vide,
Immensément vide,
Pas une once de nuage,
Rien où s'accrocher ;

Espérer l'ombre
D'une étoile.
Et puis de cyprès en platanes, de platanes en jeunes remplaçants des platanes morts, suis arrivée à la gare, ai trouvé la borne, me suis moquée de moi, ai pris mes billets et suis rentrée juste pour recevoir le coup de téléphone puis la visite d'un gentil électricien venu me tranquilliser sur l'état de mon vieux chauffe-eau, refixer le capot que son prédécesseur avait laissé baillant et pendant qu'il était là réparer le faux contact d'une lampe....
Il est parti, me suis assise devant l'ordinateur, chargé les photos, et entre des gorgées de thé vert pondu ceci..
Intéressant n'est-il pas ?


11 commentaires:

Claudine a dit…

Un beau voyage gagné sous un ciel bleu complice, journée calme qu'on regrettera au matin en écoutant la radio

Hue Lanlan a dit…

mais oui et toujours vos si belles photos :-)

brigitte celerier a dit…

merci à vous deux

Godart a dit…

Le salut et la bonne orientation de la journée passent parfois par la poste, comme autrefois.

Dominique Hasselmann a dit…

Les photos d'arbres sont comme l'illustration de ce livre : on croirait même discerner une étoile parmi eux...

brigitte celerier a dit…

et nous avons des jeunes postiers charmants ici

brigitte celerier a dit…

Dominique mais je n'arrive pas à savoir quelle essence (suis nulle) a été choisie pour ce bout de boulevard (place Pie les remplaçants sont des ormes.. mais là j'ai un doute)

Arlette A a dit…

Plaisir du partage de tes petits colis du gentil facteur Merci et une fois de plus quand tu descends vers Toulon je monte dans la Drôme ....

PHILGIDO a dit…

C'est toujours intéressant, c'est toujours délicat, c'est toujours plaisant, avec ou sans SNCF et toujours avec vos belles photos.

brigitte celerier a dit…

Arlette, je pratique le transhumance à rebours

Elise a dit…

mais oui, intéressant, la vie comme elle va et son lot d'inattendus