dimanche, août 20, 2017

Début d'une déambulation chez Lambert

Avais été attirée par cette affiche en allant en quête de billets avant le festival, avais vu des allusions à Agnès B, avais quelque part rodant l'idée de profiter de la moindre affluence pour aller faire un tour à la Collection Lambert (ont mis plusieurs années pour constater que n'était plus amie de.... trop cher pour moi maintenant, j'ai honte... et je ne reçois plus d'invitation aux vernissages pour m'alerter).
Ai profité de la lumière, et du vent - pas un vrai mistral, un peu plus qu'une brise gentillette - qui nous avait fait perdre presque 8 degrés par rapport à ces deux derniers jours (en prévision du choc thermique clim... j'ai tout de même eu un peu de mal à le surmonter pendant le premier quart d'heure) pour m'en aller le long de la rue Vernet, vers les trésors d'Agnès B et les Kiefer, mais en fait il y avait quatre expositions – le savais d'ailleurs, mais n'imaginais pas la masse de ce que je ramènerai comme impressions et images plus ou moins ratées (même si je m'étais limitée, et y avait été souvent contrainte par les reflets envahissants), qui m'a fait piétiner, grimper – en me cassant dignement non pas la figure mais les fesses dans un escalier – descendre, revenir sur mes pas, accélérer, etc... et comme suis devant une masse à trier, je vais en rester pour aujourd'hui,
passés le plaisir de retrouver la cour, de saluer Adel Abdessemeb et son coup de boule (pas ce que je préfère de lui, pourtant) et les tortillons lumineux de Miroslaw Barka, après avoir laissé le malaise ressenti à l'entrée se dissiper un peu, jugé que ça devait être à peu près ok, pris un billet, et grimpé le grand escalier 
à l'exposition, Je te pardonne, de Leila Alaoui par laquelle s'ouvrait le trajet, dont une première photo m'attendait sur le palier.
Et suis navrée de n'avoir pu saisir que quelques images, en les maltraitant un tantinet, de la série No passara même si je pense que la première photo rend assez bien la splendeur des grands portraits majestueux des différentes communautés marocaines
Si vous ne connaissais pas Leila Alaoui (ou si comme moi, ayant rencontré son nom et une photo d'un garçon assis face à la mer avec un teeshirt portant le mot France, vous l'aviez oubliée), je recopie sur le site de la collection : Leila Alaoui est une artiste photographe et vidéaste franco-marocaine née en 1982 et morte en janvier 2016 lors des attaques terroristes de Ouagadougou.
Traversant sans cesse des géographies aussi plurielles que diverses, elle explore la construction de l’identité, la diversité culturelle et la migration, notamment dans l’espace méditerranéen.
Il y a donc, sous la garde des grands portraits, deux salles de photos de ces jeunes marocains rêvant et craignant le départ, la traversée, entre espoir et désillusion prévisible...
et puis, pour clore, avant d'entrer dans la première galerie, vouée à l'Afrique, de la collection d'Agnès B, une salle obscure, une belle vidéo, Crossing, témoignages en quelques phrases, images méditatives, sans pathos, nues pour ainsi dire, et longs silences, pour tous ceux qui affrontent ou tentent d'affronter le Sahara puis la mer.
Pour moi, maintenant j'allonge mes jambes et j'écoute le oud de Dhafer Youssef et divers instruments


4 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Belle expo et l'oud en plus...
Des images récoltées sans doute pour plusieurs jours !
Kieffer est un grand, on l'attend donc au tournant (de votre blog)...

brigitte celerier a dit…

troisième expo... belle malgré la fatigue (voyais pas le temps passer, près de 4 heures en tout) mais fatigue, immensité des oeuvres et puis cette faon qu'elles ont toujours avec leurs petits reliefs, leur quasi monochrome de fuir la photo surtout prise un peu trop à la volée, je trouve le résultat très en dessous du réel)

jeandler a dit…

Un beau (et bon) compte-rendu qui donne envie de faire un saut en cette bonne ville... Et les photos - toutes, y compris celles de notre serveuse - sont belles. Merci.

Christine Simon a dit…

Souvenir d'un marché à Oued Zem au Maroc, où j'ai découvert ces visages, cette incroyable diversité, comme si la terre entière s'était donnée rendez-vous là