samedi, octobre 21, 2017

jour sans - faire appel aux cosaques

réveil très tardif, matinée sur chapeaux de roues, auto-dénigrement ou lucidité, bobo, sommeil,
plaisir lectures, et non-plaisir nouvelles, un peu de fantaisie cependant, et auto-ironie, nada
appelle à la rescousse un ancien texte publié par les cosaques des frontières https://lescosaquesdesfrontieres.com/
Échouée, échoués

J'étais bois flotté
bois échoué, séchant
la vie m'a rongée

La vie m'a rongée
mais tant moins cruellement
que frères disant

Nous sommes rongés
bois flottés et rejetés
par les cruautés

en vie ballotés
en vies barrées refusées
de désirs, d'espoirs

avons tant perdu
mais nous reste l'essentiel
ce qui résiste

notre entêtement
pour la vie et pour la paix
pour un sourire

un besoin si grand
que, dénudés, nous dressons
en exigence

en exigence
dure et têtue de calme
de fraternité

la fraternité
qui nous redonnera corps
marqué mais admis

et devant monde
ambassadeurs des douleurs
voulons oublier

à partir d'une installation de Ange et Dam

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

le bois flotte aussi chez Les Cosaques, on ne sait plus où donner de la tête !

brigitte celerier a dit…

suis submergée sous les lectures à faire

Arlette A a dit…

Plaisir de retrouver cette image et le texte

brigitte celerier a dit…

merci
suis en mode :pas cap

jeandler a dit…

Une chance pour celui-ci : il a été repêché !

brigitte celerier a dit…

et a mué personnage

Claudine a dit…

parier sur l'impact d'une note discrète