mercredi, octobre 04, 2017

Un pas dans le parcours de l'art

Matin, jurons navrés, en écoutant la radio... et puis trouver sur internet quelques billets qui disent la simple beauté du monde comme chez Lan Lan Hue http://rencontresimprobables.blogspot.fr/2017/10/vues-den-bas-2_3.html?spref=fb ou Hélène Verdier https://simultanees.blogspot.fr/2017/10/baldaquins.html en images et mots, et tant d'autres encore
alors fermer l'ordinateur et tenter de trouver beauté simple dans le balayage, masser dos, le recourber sur un jean, trois chandails, du linge à repasser en se disant que c'est petit bonheur calme (du coup l'ai fait un tout petit mieux que d'habitude) et s'asseoir un moment devant le programme du parcours des arts (qui porte cette année le titre prometteur par les temps qui courent d'un pas de côté).. décider de se limiter à une exposition, mais une des plus importantes
cuisiner, déjeuner, sieste éclair
et départ sous ciel serein et dans vent moyen forcissant par les petites rues
jusqu'à la chapelle Saint-Michel (en fait cela fait deux expositions) 
qui présente Awena Cozannet http://awenacozannet.fr (la retrouverai à l'Hôtel de Forbin et au Cloître Saint Louis) qui nous vient de Romans sur Isère
Entre sculpture, scénographie, installation, Awena Cozannet travaille à partir du corps humain, sur l’homme et le mystère de notre présence au monde dit son site
et elle, sur le programme
J'aime travailler avec des matières qui ont une histoire. Elles contribuent à donner du sens et de la valeur à l'intérieur du processus de création. Des matières qui ont déjà servi, qui m'ont été transmises, qui portent la trace de leur usage. Des matières issues de l'industrie, des matières qui discutent entre elles.
Séduite au premier abord... et finalement un peu déçue, peut-être en partie parce que j'étais plus soucieuse de respecter l'image des trois visiteurs qui partageaient ce petit espace avec moi que d'être toute dans mon regard...
Sortir, longer la chapelle vers l'Eglise des Célestins, l'exposition que je visais..
et en entrant, être impérativement amenée à faire un quart de tour pour voir, à cheval en biais dans les deux chapelles latérales,  naufrage le gigantesque assemblage de bois, de pneux, de toile etc...oeuvre de Cyril Da Silva (Baudéan) site :http://www.cyrildasilva.com/
sur le programme Il est souvent question de va-et-vient tantôt ludiques, tantôt mélancoliques entre la réalité et un monde onirique où l'épreuve de force côtoie l'humour. Parfois le mécanisme se bloque, et l'échec, au lieu d'être repoussé, est aspiré avec le reste.
. Les machines et objets sont célibataires et agissent indépendamment les uns des autres dépossédés de leur fonction première.
Sans jugement, fascinée, j'ai descendu le bas côté entre nef et les chapelles, suis venue me planter devant le pneu installé sur la proue brisée à travers lequel se voit le plancher du radeau venant se planter là en douce pente...
Dans la plus lointaine chapelle ouvrant sur le transept, discrète, se signalant surtout par un bruit intermittent lorsque le lustre ou l'objet suspendu, immobile, lumineux, se dissout soudain en s'écroulant vers le sol (j'ai été incapable de le capter) une vidéo de Fanny Lavergne (expose également au Cloître Saint Louis, avec sans doute plus d'oeuvres et à l'Hôtel de Forbin et ses vidéos seront visibles, avec d'autres, au cours d'une soirée – je ne suis pas libre – à la maison Jean Vilar)
Sur son site (beau comme la plupart de ceux des artistes représentés) http://www.fannylavergne.com
Fanny Lavergne est une artiste pluridisciplinaire qui explore le temps et ses états.
Proche du spectacle, elle met en scène de petites tragédies artistiques en vidéo, sculpture et installation. Elle rythme le regard que le public porte sur ses œuvres d'accidents parfois cruels, non sans ironie. Et dans sa douce impertinence bouscule notre mémoire collective – au présent.
des installations et sculptures, des vidéos, des liens vers des scénographies et projets de costumes... un portfolio etc...
Dans la chapelle suivante, dans l'axe du radeau, l'installation du seul Avignonnais de l'année, qui mystérieusement signe reREC
et indique sur le programme (sur un petit panneau également)
Je casse, je construis, je répare.
BiBOIS, une installation, des mobiles, une proposition de dialogues possibles entre nature et industrialisation... Un moment suspendu.
BiBOIS pousse à déambuler dans l'espace qu'il définit... se repositionner dans son regard à l'oeuvre d'art.

Et ma foi, paresseusement, je garde le reste de l'église pour demain.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Plenty of things dеpend іn yoսr website design.

Arlette A a dit…

Foisonnant ce parcours et le regard insolite aimerais y aller ...
Merci

brigitte celerier a dit…

même s'il est semble-t-il un tout petit peu réduit le parcours cet année ce n'est là qu'une toute petite partie... comme cela dure presque tout le mois je prends mon temps (et vais négliger l'exppsition trop lointaine et les petites dans galeries aux horaires peu commodes)

Claudine a dit…

Le regard de Brigetoun s'inscrit dans l'œuvre; je serais bien flattée si cette silhouette se posait sur l'une de mes poudres.
Foi de passante !

jeandler a dit…

Aujourd'hui, les artistes ne travaillent plus que sur l'instant, le temps d'un regard et on recycle aussitôt.

brigitte celerier a dit…

pas tout à fait Pierre dans la suite il y a un peintre et des céramistes... là c'est durable