samedi, décembre 23, 2017

De trois jours de paresse

J'avais fait projet de me déconnecter jeudi soir jusqu'à début janvier, avais projets un peu vagues de lecture, écriture peut-être, recherches... et le sort qui, actuellement, est à mes ordres, avec une amitié gauche, qui, comme voulais être raisonnable pour cette période, sans faux faste, m'a fait me tromper quatre fois dans un code et m'a privée de carte bleue jusqu'à la fin de la semaine prochaine au moins, a incité mon vieux modem, après deux fausses alertes, à décider qu'il prenait sa retraite définitive.
Alors ce furent jours de belle lumière mais un tantinet froide, qui ne m'incitait pas à courir les rues, sans grand but...
trois jours où ma paresse aidant, et mon agacement devant cet écran muet qui m’obnubilait, a transformé mes projets d'intelligence en une boulimie de films aimés pour le peupler, un peu d'Allen, un peu de Kurosawa (et Chris Marker pour son très beau film sur Kurosawa tournant Ran), un peu de Capra et davantage de Fellini : Vitelloni, Ginger et Fred, Roma et pour finir les retrouvailles ravies jeudi soir avec E la nave va, plus aimé chaque fois... juste après être montée sur une chaise pour descendre du haut du placard de la cuisine, boites de chocolat et moules à gâteaux et libérer les compagnons des deux bergers, dont, en attendant ce matin le bonhomme de numéricable qui devait passer entre huit et onze heures (finalement ce fut huit heures et demie, un petit homme efficace et charmant et qui a plaidé l'âge du modem et l'âge de Brigetoun – c'est pour une mamie pas très riche (je lui avais dit que le Mac qu'il avait salué d'un : vous avez du bon matériel, était prié de durer encore un peu...) - pour que matériel et intervention soient gratuits... c'était mon cadeau du jour, contre une petite truffe en chocolat...) en l'attendant donc, yeux battus parce que n'avais quasiment pas dormi de la nuit (bobo et crainte de ne pas être présentable à l'heure dite) j'ai tenté de prendre des photos – il s'agit des santons – avec un très piètre résultat, piètre mais abondant et encore les plus moches n'y sont pas... que vous inflige
Sortie en fin d'après midi, croisant des sourires, dans un petit vent tonique qui nous apportait des nuages.

8 commentaires:

Claudine a dit…

Ils sont beaux vos santons :)

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour votre retour et la parade des santons. Bon Noël à vous chère Brigitte !

Dominique Hasselmann a dit…

Cette panne vous aura permis de revoir des films dont la liste n'est pas indifférente...

Vos santons ont été patients, maintenant ils peuvent se mettre en marche (si j'ose cette provocation) !

Noël approche, vous êtes parée...

brigitte celerier a dit…

Claudine plus beaux qu'ils ne paraissent là

Marie-Christine merci

Dominique, euh étant donné l'endroit où se sont posés il est préférable qu'ils ne se mettent pas en marche (sourire)

Arlette A a dit…

Une aventure aussi intrépide que la descente des santons familiers pour la parade de Noël il est bon aussi de casser la routine et là tu as fait fort

jeandler a dit…

Quatre, un chiffre fatidique. Retour à la case départ comme au jeu de l'oie.

brigitte celerier a dit…

Arlette, et du coup je reprends la routine

Pierre, je m'interroge

mémoire du silence a dit…

La paresse a du bon en bonne cinéphile que vous êtes
Je vous souhaite une fin d'année paisible et bonne
merci pour cette parade, c'est tellement joli les santons.