mercredi, février 21, 2018

pas d'enlèvement

jour de pré-printemps, jour bleu fouetté vivement, pendant lequel absurdement je me sentais gelée et un poquito douloureuse
tâter des idées, vaquer
attendre que le soir vienne, pour – je m'étais éveillée en joie en y pensant - aller à l'opéra Confluence, écouter Mozart, voir ce que donne la production du Centre Lyrique Clermont-Auvergne et des opéras de Massy, de Reims, de Rouen Haute-Normandie acclimatée chez nous de l'enlèvement au sérail de Mozart,
ai choisi une des photos de la représentation de dimanche sur le compte Facebook de l'opéra
ai regardé ce que disait le blog associé à l'opéra, en trois billets, une présentation de l'oeuvre, un entretien avec la metteuse en scène, Emmanuelle Cordoliani https://parolesdopera.com/2018/02/08/emmanuelle-cordoliani-nous-raconte-son-enlevement-au-serail/
Les premières questions que je me suis posées à propos de cet opéra ont été de savoir de quel Orient on parle, comment on le traite, et que penser de cette période des Lumières qu’on érige un peu comme un absolu, qu’en est-il aujourd’hui. J’ai finalement fait le choix d’y retrouver la dimension poétique, la poésie tenant une grande place pour moi et de façon quotidienne d’ailleurs, donc ce qui me fascine dans cet Orient, c’est bien son aspect composite, les récits fondateurs des Mille et une Nuits, cette sagesse et cette joie présentes dans les poèmes soufis, une veine poétique bien antérieure à L’Enlèvement au sérail mais qui m’a inspirée pour une partie de la construction de la mise en scène, et bien que le sérail soit placé dans un cabaret viennois dans la fin des années vingt, parfois les textes sont des poèmes soufis du XIIème siècle !
Et un compte-redu, louangeur bien entendu, mais pourquoi pas... je décidais d'y croire https://parolesdopera.com/2018/02/19/lenlevement-au-serail-ou-mozart-au-cabaret/
mais plus le jour avançait plus le mal-être insistait, et, avec quelques améliorations passagères, se muait presqu'en mal tout court, alors j'ai rependu le pantalon dadame, la petite veste précieuse, j'ai battu ma coulpe en considérant ma lâcheté, et quand le soir est venu, châle sur les épaules, j'ai regardé, pour déguster la façon qu'a Mozart de faire de la légèreté une merveille, les huit vidéos de la version Monkowski à Aix en 2004
Si vous avez un peu de temps, 18 minutes 24, et voulez vous faire l'âme légère, voici la première, l'allègre, entraînante ouverture et le d&but du premier acte.

pas très fière de moi...

6 commentaires:

Claudine a dit…

Mozart s'est fait poser un lapin ;)

brigitte celerier a dit…

je pense que dans le groupe qui lui rendait visite était assez important pour qu'il ne remarque pas mon absence (et puis j'avais juste changé le lieu de rendez vous)

Dominique Hasselmann a dit…

Un enlèvement à domicile : habile paradoxe musical (il suffit de changer le titre)...

brigitte celerier a dit…

mais confortablement même si un peu frissonnante dans l'antre je désapprouve ma lâcheté

Arlette A a dit…

Tu étais là pourtant, petite souris attentive

brigitte celerier a dit…

ben non… mais Aix c'était pas mal (bon y avait pas de traduction mais pas grave je connais la trame et j'inventais pendant que parlaient et pour les airs il y avait la musique)