lundi, mars 19, 2018

Musique dans l'après-midi (bis mais autre)

Matinée d'activités domestiques avec application et maladresse, petites virées dans ce qui se passe, se dit, mais aussi de stupide mauvaise humeur constante et tendance à trouver tout futile (ou presque, tout de même presque), y compris ma mauvaise humeur qui laissait s'effacer trop vite la douceur des moments d'admiration ou de sympathie....
et puis décider sourire (s'aider en cuisinant, en commençant à déjeuner par une cure de Brassens – me demande si on aurait encore le droit d'aimer certaines chansons, mais qu'importe, tout en lui, y compris le petit sourire de gamin pris en faute me met choeur en joie) de me faire âme légère et bienveillante, parce que cela méritait ça, parce qu'on ne se présente pas devant Bach dans un laisser aller maussade 
et m'en aller (avec passage par les remparts et la civette), dans la ville baignant dans une lassitude morne, beige et grise, avec quelques poches d'animation commerciale (braderie, suis passée) 
vers la charmante salle en plongée raide du conservatoire, comble (moi suis restée sur une chaise - je préfère - en haut - je re-préfère, l'escalier est casse-cou) … de m'énerver parce que j'avais un voisin insatisfait, de le voir partir, de me trouver flanquée d'un grand être courtois et délicieusement calme, de détendre chacun de mes muscles, de demander au sommeil de ne pas m'assaillir (il s'est tenu coi) et de me préparer à écouter les variations Goldberg, que je n'avais jamais entendues «en vrai» et intégralement, jouées par Benjamin Alard (que je n'ai écouté qu'une fois, à l'orgue, il y a très longtemps, enfin aussi très longtemps que le permet son âge)
Ma curiosité, avant de partir, m'avait poussée vers YouTube pour l'écouter (surtout d'ailleurs comme organiste) et après plusieurs plaisirs plus ou moins grands, des vidéos interrompues, certaines re-écoutées pour adoucir mon humeur, en ai trouvé une où il interprète une des variations
mais par ma foi – bon, j'anticipe, ce n'était pas Gould, mais c'était fort beau, mieux que ne le fait «ressentir» la vidéo, un flot de beauté, de force, de légèreté et d'inventivité (surtout les presque dernières variations, étonnantes) d'environ une heure et quart,
prolongée par un bis.
Retour dans un petit vent léger mais très froid qui avait commencé à ronger la couverture nuageuse et semblait vouloir continuer.
PS écouté ce soir, après avoir fermé les volets bleus, le début d'une vidéo (une heure 25) du salon Crébillon (l'Autre monde rue Crébillon http://www.lautremondeparis.com) avec lui, dialogue sur l'orgue de Saint Louis en l'Isle, les orgues allemands et français, la musique de Bach, sa pratique de transcriptions, les contemporains, etc..., digressions alors qu'il était là pour présenter ses concerts dans l'Île Saint Louis) extrêmement vivante et intéressante (enfin je trouve), si le coeur vous en dit : https://youtu.be/mbmoMeobsso


8 commentaires:

casabotha a dit…

Back to Bach...même si les variations Goldberg ne sont pas ce qu'il a fait de mieux.
Le bis cétékoiplize?

brigitte celerier a dit…

c'est tout de même très bon (et certaines ont une saveur contemporaine)
le bis : une variation mais ne me demandez pas laquelle

Claudine a dit…

Oh que je vous envie !!!

Dominique Hasselmann a dit…

Les Variations Goldberg, ne varietur...

Chef-d'œuvre indépassable..

tanette2 a dit…

Bonne idée de commencer par Brassens pour ne pas se présenter devant Bach dans un laisser-aller maussade. Belle journée musicale finalement.

brigitte celerier a dit…

merci à vous trois

oui cela redonne goût à la vie et à l'humain

Arlette A a dit…

Oui en vague certain désarroi

brigitte celerier a dit…

cherchons remède (en attendant avant de partir au concert ai commis un exploit que je découvre ce matin, ai jeté aux ordures le filtre de ma cafetière - trouvé sachets infâmes de Nescafé et vais voir si une boutique ouverte (sourire tout de même))