dimanche, mars 18, 2018

musique dans l'après-midi

Me suis réveillée en pensant que le soir c'était je-ne-savais-plus-quoi à l'opéra et qu'il ne saurait être question d'un renoncement – ai sorti, pour me motiver, tenue potable à mon niveau dans ce qui ne demandait pas d'intervention, puisque j'étais, ce matin, dans une forme remarquable pour les maladresses, les sottises et que la mise en train matinale a duré trois bon quart d'heures de plus que d'habitude.
J'ai terminé, comme le peux, ma contribution à l'atelier sur les portraits de Liminaire et, un peu avant midi, parce que je passais devant le tiroir où dorment les billets, ai pensé à sortir celui du jour, pour constater que je me trompais et que ce n'était pas vingt heures trente mais dix-sept heures (et donc navette à 16 heures)
au rangé la petite veste, sorti un chandail un peu plus épais, simplifié la cuisine et me suis mise à table au moment où le ciel, bleu une heure plus tôt, se répandait avec fracas sur les dalles de la cour.
Départ, entre belles batailles dans le ciel sur le Rône et superbes édifices baroques de nuages sur l'intérieur, en manque de sieste, mais en me disant, la musique me réveillera 
vers l'opéra Confluence pour assister à Bienvenue à Galatha, un spectacle des Clés de l'écoute, commande de l'Orchestre de Paris, à partir des danses de Galatha de Kodaly
le teaser, trouvé pendant que mes pâtes cuisaient
et la présentation sur le site de l'opéra 
Les Danses de Galanta sont à Kodaly ce que Les Danses Hongroises sont à Brahms : des musiques vivantes, profondes et passionnées surgissant des souvenirs de Zoltan. Galanta fut le village où il passa son enfance. Il y vit ses premiers émois musicaux chez un jeune ami tzigane chez qui la musique rythme les joies et tristesses de la vie. Bienvenue à Galanta propose un voyage de village en village sur les pas de Kodály devenu grand compositeur qui décide de partir à la recherche de l’âme tzigane des contrées hongroises.
En fait nous étions peu nombreux, et c'était un petit spectacle sympathique, avec une superbe ouverture (admiré l'éloquence des gestes du chef d'orchestre, Christophe Mangou, qui dirige avec tout son corps sous la danse de ses très grandes mains) et l'intervention d'un acteur, Régis Royer, incarnant Kodaly (texte de Géraldine Aldiberti), qui se voulait didactique, intéressant quand il nous donne des renseignements rapides sur la vie du musicien, assez intéressant parce que c'est bien fait quand il évoque les musiques paysannes et tziganes, récoltées par lui, comme le faisait à la même époque Bartok, un peu lassant, même si c'était très bien fait, quand il évoque l'orchestre désiré - un très fort côté Pierre et le loup, plutôt en mieux, mais j'avais envie d'en venir à la musique.
Le concert proprement dit, assez bref, juste ce qu'il fallait pour être plaisir, parce que Kodaly étant me semble-t-il plus respectueux que Bartok des musiques populaires écoutées, le résultat est plus brut, moins inventif que chez son compatriote.
Déboucher dans le hall devant un rideau de pluie intense, une demi-heure d'attente pour les passagers de la navette, pendant que le hall se vidait peu à peu, les gens partant se protégeant comme pouvaient, attente ponctuée de roulement dans le lointain des cieux...
Un espoir en descendant devant la porte de l'Oulle
espoir douché en entrant dans la ville sous grosse masse noire... en fait la pluie a cessé un peu après.

10 commentaires:

casabotha a dit…

L'eau paiera

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour toutes les nuances de votre ciel et le spectacle du soir !

brigitte celerier a dit…

Casabotha, sourire

Marie Christine qui était l'après-midi (mais heureusement j'ai réalisé)

Claudine a dit…

Une nouvelle musique à découvrir

brigitte celerier a dit…

oh je crois en avoir déjà entendu (mais pas vraiment marquée par) - il n'est pas très joué c'est vrai

Dominique Hasselmann a dit…

après l'opéra-bouffe, parfois l'opéra-douche ! :-)

brigitte celerier a dit…

c'était très modérément bouffe mais très résolument douche (aujourd'hui sera en principe plus allègrement charpenté : Bach Goldberg clavecin)

Christine Zottele a dit…

merci pour le ciel, merci pour la musique et la danse

Arlette A a dit…

Tu nous joues les parapluies de....Avignon en dansant sous la pluie..

brigitte celerier a dit…

euh j'aurais bien du mal à danser autrement qu'en esprit