jeudi, mars 01, 2018

tourner la page février

en sud hivernal
la danse d'un satyre
le printemps viendra
en attendant le léger redoux annoncé fut extrêmement léger, mon pétunia a gelé mais la neige ne fut que si fine qu'elle était plutôt pluie glacée et s'est bornée à poudrer la terre des pots et les feuilles, en mouchetage éphémaire
suis restée dans l'antre surtout par paresse, en petites cueillettes dans Ovide traduit par Marie Cosnay, y trouvant la neige
Lui, suspendu dans les brises de l'air, il durcit
comme les pluies, dit-on, se figent sous les vents gelés,
deviennent neige, et de ces neiges qui tournoient, la matière
molle se presse, se serre en grêlons compacts...(livre IX – l'apothéose d'Hercule)
et, en salut puisqu'il nous a quitté en sa violence, le vent (avec la mer que n'avais encore moins)
On entend le cri des hommes, le grincement des rames,
l'eau lourde sous le coup de l'eau, l'air en tonnerre.
Sous les vagues, la mer est dressée, on dirait qu'elle au ciel,
qu'elle touche, arrose les nuages qui couvrent tout. (livre XI – l'histoire de Céyx)
etc...
en plongée longue dans l'emportement jouissif du discours des animaux de Novarina, mais là en trop longs déferlements pour en prélever quelques mots ou phrases, quoique, juste, un peu au hasard, le début, d'ailleurs assez peu échevelé même s'il ne manque pas de dérouter un peu un esprit exigeant un sens évident, d'un paragraphe, qui le devient davantage et prend grande ampleur savoureuse que purtant je passe sous silence
Jamais je n'ai reçu la vie de mes paroles. Aujourd'hui l'homme mange l'homme. Jamais je n'ai reçu la vie dan aucun cas. Je le dirai en entrant, je le dirai en sortant, je le dirai vivant comme en me taisant. Jamais je n'ai été mis qu'en naissance dans une bête machine à reproduire de l'homme. «Ne dis pas que tu as été mis au monde dans une bête machine à te produire et répéter, mais dis que quelqu'un a voulu faire quelque chose avec toi : tu ne sais pas quoi.» J'ai vu hier un autre cycliste écrire au dos la même phrase pire. Si je le retrouve un jour vivant, je la lui retourne à bout portant. Telle fut la porte parlée qu'on m'entendit claquer à bout portant. Animaux, animaux combien de fois j'ai traversé la mort sans parler ? Alors je me courbai en deux et je m'adressai à lui par mes langages. Un jour je me courbai en deux et m'adressai à lui par les langages : Inabaissé, inabandonné, inabassourdi, inabâtardi, inabatu, inabécédé... pendant plus de dix pages savoureuses (avec admiration pour l'acteur qui les prononce)

lecture avec des abandons rêveurs, des moments d'activité ménagère brouillonne pour l'exercice physique et aussi pour me réchauffer, et force tasses de café, thé et tisanes....

11 commentaires:

Claudine a dit…

L'étudiante a glissé sur les belles dalles en marbre de la ville désorganisée et qui a résonnée toute la jozrnée du son des sirènes d'ambulance, le thé est un meilleur choix.

brigitte celerier a dit…

votre fille ? elle s'est blessée ?

Claudine a dit…

seulement un gros bleu au genou, ouf. Elle a reçu un mail collectif du directeur des universités de Montpellier pour avertir de l'alerte rouge météo et de la fermeture des universités jusqu'à 13 heures

brigitte celerier a dit…

nos villes du sud sont pas faites pour la neige… et Avignon sagement s'est abstenue mais pas d'un froid à ne pas mettre petite vieille dehors (sans neige j'ai le pas flou dans le froid même avec tête bien couverte, suis pas non plus adaptée) - mais ouf pour la jeune fille

Arlette A a dit…

Sagesse dans la mesure du possible ...pluie glacée persistante sur la Mitre et surtout la mer gronde méchamment sur le sentier des douaniers les gabians se cachent en attendant des jours meilleurs

Dominique Hasselmann a dit…

Les quatre lignes de tramway de Montpellier ont donc été parfumées à la neige... tandis que le satyre a l'air bien réchauffé chez vous ! :-)

brigitte celerier a dit…

Arlette, nos pigeons en font autant (et suis comme eux)

brigitte celerier a dit…

Dominique, mais si on le touche il est glacé (comme l'étaient les branches de mes lunettes que viens de mettre) ma foi dans les bois de la Grèce de l'intérieur fait pas chaud en hiver

jeandler a dit…

Rassurez-vous, le froid et la neige remonte vers le nord...
Les marmottes ligériennes sont toujours pleines de rêves.

brigitte celerier a dit…

mais Pierre suis pas méchante ! me réjouis pas des ennuis des autres !
juste je pense qu'à partir d'un certain nord sont plus habitués, mieux équipés et organisés et donc plus joyeux devant l'hiver

chri a dit…

Même les québecois finissent par en avoir soupé de l'hiver...